La Chute de la CIA : Les Mémoires d'un guerrier de l'ombre sur les fronts de l'islamisme | 
| Auteur: Robert Baer Créateurs: Robert Baer, Daniel Roche Éditeur: Editions Gallimard
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Média: Poche Pages: 388 Poids (kg): 0.5 Dimension (cm): 6.7 x 4.3 x 0.7
ISBN: 2070428540 EAN: 9782070428540 ASIN: 2070428540
Date de publication: Avril 3, 2003 Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés Condition: EXPEDITION COLIS SUIVI, SUIVI EN LIGNE ET PAR MAIL, PLUS DE 100 000 CLIENTS SATISFAITS
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un morceau du voile se lève Juin 30, 2008 Voir l'adaptation cinéma qui en a été faite par la bande Soderbergh-Clooney avec Syriana. Un instructif témoignage a donné naissance à un bon film, partisan, engagé, comme on n'en fait plus beaucoup.
Baer est un pur, un peu baroudeur, un peu justicier, ayant la foi en son pays, les valeurs qu'il défend, ses institutions, au premier plan desquelles la Direction des Opérations de la CIA. Après 25 ans de carrière, il jette un regard désabusé sur ce qui l'entoure et ne voit que la guerre pour le pétrole et toutes les compromissions qu'elle justifie. Il assiste aussi au virage "tout technologique" de la CIA qui aveugle finalement le renseignement américain, avec pour résultat le 11/9. Le plus effrayant dans cette conjonction de facteurs: pétrole, inefficacité de la CIA, montée irrésistible du "totalitarisme vert", est que cette guerre est toujours en cours et qu'elle fait encore des victimes tous les jours.
La mise en perspective sur 25 ans du travail de renseignement au sein de l'islamisme combattant est le plus grand intérêt de l'ouvrage. Sur l'activité d'agent de renseignement, Baer en écrit autant qu'il doit en omettre, mais ça fait déjà beaucoup.
Très instructif ! Juillet 18, 2006 10 sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
Officier traitant de la CIA, spécialiste du Proche et du Moyen Orient, Robert Baer sait de qui il parle. Sorti début 2002 aux USA, cet ouvrage met particulièrement en valeur le déclin de la CIA, sa bureaucratisation et les jeux politiques qui ont amené les agents de la Direction Opérationnelle à se retirer du terrain ou à démissionner.
La défiance du pouvoir politique sous l'ère Clinton vis-à-vis de la Centrale du Renseignement US, les dissensions internes, les parcours de carrière loin du terrain sont particulièrement inquiétants quant on connaît la montée du danger islamiste qui allait aboutir au 9-11, à la guerre en Afghanistan puis en Irak. Hallucinant.
Les actions d'un officier traitant de la CIA et de ses agents, l'action de la Division des Operations sur le terrain sont décrits avec talent par Robert Baer.
A lire absolument pour comprendre l'action des services de renseignement dans les crises du Moye Orient et d'Asie Centrale.
Chronique d'un monde qui n'existe pas Avril 25, 2003 26 sur 30 ont trouvé ce commentaire utile
Remarquable description d'une carrière professionnelle dans la CIA. Très lisible et non dénué d'humour, l'ouvrage de Robert Baer donne une vision très personnelle de l'évolution du Proche et du Moyen Orient ces 25 dernières années.On retrouve d'ailleurs toute la troupe d'un théâtre un temps (presque) oublié et qui vient de faire un brutal come-back sur le devant de la scène de l'actualité : Saddam Hussein, Ahmed Chalabi, les Kurdes, les Chiites, les pétroliers... Stigmatisant l'ivresse technologique qui a saisi le renseignement américain, l'auteur dépeint surtout le mépris pour le travail humain, le repli sur soi et la médiocrité qui ont caractérisé l'évolution catastrophique de la politique de Washington à l'endroit de sa propre sécurité. Pétrifiés dans le politiquement correct, la bureaucratie et les magouilles électorales à forte odeur de pétro-dollars, les USA ont dû attendre la révélation d'un certain 11 septembre pour admettre qu'Oussama Ben Laden était plus important que Monica Lewinski. Baer montre assez bien comment cela a été possible. A lire.
L'espion vide son sac Avril 24, 2002 38 sur 46 ont trouvé ce commentaire utile
Trois mois après les attentats du 11 septembre, l’ex agent de la CIA Robert Baer, vide son sac dans son livre La chute de la CIA (en anglais : See no evil, Crown, 2002). De son recrutement un peu par hasard en 1976 jusqu’à sa démission deux décennies plus tard, Baer a bourlingué un peu partout dans le monde, trempé dans pas mal d’affaires troubles. Baer fait le récit de ses missions, des opérations réussie, ou plus souvent ratées. Mais tout cela n’est que le prétexte pour faire passer deux messages forts. Le premier est la dénonciation, vue de l’intérieur, du déclin des services secrets américains depuis vingt ans sous l’influence du politiquement correct, du carriérisme, d’une confiance aveugle dans la technologie (les satellites). Les témoignages de Baer sont parfois consternants pour la CIA, par exemple lorsqu’il affirme qu’en 1996, faute d’avoir un seul agent en Irak, les Etats-Unis ignoraient totalement ce qui se passait chez Saddam Hussein ou lorsqu’il raconte par le menu une affaire de trafic d’influence auprès du président Clinton. Le second message de Baer, découle directement du 11 septembre. Ben Laden n’a pas agi seul selon lui. D’autre part, tout le terrorisme du Moyen Orient conduit invariablement à deux sources : l’Iran qui a déclaré une guerre secrète contre les Etats-Unis et Yasser Arafat, un terroriste impénitent. Baer n’a pas de preuves, mais dans l’espionnage, on travaille à l’intuition, cela suffit, et de tout façon on ne peut avoir davantage. La lutte contre le terrorisme, c’est la guerre de Baer. Elle n’a pas commencé en septembre dernier, mais ce 18 avril 1983, lorsqu’un camion bourré d’explosif fut précipité sur l’ambassade américaine de Beyrouth. Baer a fait cette guerre depuis le début, c’est comme ça qu’il a forgé sa conviction sur l’Iran et sur Arafat. Mais pendant toutes ces années passées sur le terrain en Irak, au Liban et ailleurs, il y a une question qu’il ne se pose jamais : pourquoi cette guerre a-t-elle éclaté ?
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