Les Nouveaux maîtres du monde et ceux qui leur résistent | 
| Auteur: Jean Ziegler Créateur: Jean Ziegler Éditeur: Fayard
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Média: Broché Nombre d'articles: 1 Pages: 370 Poids (kg): 1.2 Dimension (cm): 9.1 x 5.8 x 1.2
ISBN: 2213613486 Code Décimal Dewey: 337 EAN: 9782213613482 ASIN: 2213613486
Date de publication: Septembre 17, 2002 Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés Condition: EXPEDITION COLIS SUIVI, SUIVI EN LIGNE ET PAR MAIL, PLUS DE 100 000 CLIENTS SATISFAITS
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"Dieu n'a d'autres mains que les nôtres." Bernanos Juillet 13, 2007 4 sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
Dans cet essai d'une écriture à la portée de tous, Jean Ziegler, sources à l'appui, dresse un état de notre monde, comment des sociétés transnationales sans visage dégradent l'environnement et réduisent des peuples à la misère la plus noire dans le seul souci du gain, dont la redistribution est plus que douteuse : les parachutes dorés, les paradis fiscaux, le FMI à la botte des grands groupes prétendant défendre l'emploi... La générosité des ONG et d'autres institutions charitables de l'ONU n'est qu'une goutte d'eau face aux ravages crées par le cynisme de l'OMC.
Le seul défaut du livre est de ne pas proposer au lecteur d'idées nous permettant d'infléchir cette tendance au quotidien. En effet, par notre travail quotidien et nos modes de consommation, nous sommes tous complices de ce système qui ne respecte ni la planète ni les hommes. Le plus facile est de remettre en doute ses habitudes de consommateur ! Bougeons-nous !
Pas pour les faibles d'esprit et les beni-oui-oui... Septembre 15, 2006 6 sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
Ce livre excellent offre une description d'ensemble claire et documentée de l'état du monde, désastreux, et comment on en est arrivé là. Comme je m'intéresse à ces questions depuis un certain temps déjà, j'avais une certaine connaissance de ces faits, mais néanmoins fragmentaire. En lisant ce livre j'ai eu une vision d'ensemble vraiment instructive. Ainsi je le recommande fortement. "Malheureusement", à lire ce livre on en ressort atterré. Le tableau est dur, et d'autant plus dur qu'il est réel. Je pense que beaucoup refuseront l'analyse, car ce qu'on y apprend n'est pas bon à entendre pour les faibles d'esprit ni les beni oui-oui.
Mais sur cette planète, l'homme est brutal et bas (B. Brecht) Juillet 18, 2006 23 sur 26 ont trouvé ce commentaire utile
Dans un discours marxiste apocalyptique, Jean Ziegler rage contre les oligarchies du capital mondialisé. Malheusement, ses explications sur le fonctionnement du système sont assez confuses ou incomplètes (voir N. Hertz, J. Stiglitz, W. Bello, M. Chossudovsky) et en plus, il propose comme seule solution pour remédier aux graves problèmes mondiaux, l'imposition du respect des droits de l'homme.
Le noeud du problème est la domination des Etats-Unis sur l'ensemble de la planète après la chute du mur de Berlin. Son Parlement est actuellement dans les mains d'une oligarchie financière, qui contrôle également les médias. Ils imposent leur politique de libéralisme économique à outrance au FMI, à la Banque Mondiale et à l'OMC. Comme W.E. Clark ('Petrodollar warfare'), W.G. Tarpley ('9/11 Synthetic Terror') et W. Engdahl ('A Century of Wars') l'expliquent très bien, la force du hégémon actuel est basée sur le dollar en tant que devise universelle et sur sa puissance militaire. La chute du hégémon ne peut être provoquée que par la chute du dollar et par des investissements militaires excessifs. Le dollar a été attaqué par la France en 1971 et par Saddam Hussein, qui avait demandé d'être payé en euros pour son pétrole. L'Iran est en train de préparer une bourse de pétrole en euros. L'actuel budget militaire américain absorbe maintenant plus que la moitié du budget global. Les Etats-Unis ont des problèmes de recrutement. On parle de nouveau d'un service militaire obligatoire pour les jeunes. Y aura-t-il trop d'investissements militaires? (voir Chalmers Johnson). Sur le plan industriel, General Motors, l'emblème industriel des Etats-Unis, est au bord de la faillite et Microsoft, l'emblème technologique, est en train de perdre son monopole. J. Stiglitz et A. Charlton ('Fair trade for All') proposent des solutions simples mais révolutionnaires pour le commerce mondial (Doha Round) et pour tirer les pays pauvres du marasme économique. J.Stiglitz ('Globalization and its Discontents') propose également des changements drastiques dans des politiques de la banque Mondiale et du FMI. Sur le plan politique, la solution est encore plus simple, mais malheusement extrêmement difficile à implémenter: la démocratie partout, aussi en Arabie Saoudite. Jean Ziegler ne dit pas grand-chose (ou rien) non plus sur les problèmes démographiques et climatiques, l'impact de la Chine et de l'Inde, le monopole des conglomérats médiatiques, ni sur les motivations génétiques de l'homme en tant qu'individu.
Je recommande pour les problèmes traités les auteurs mentionnés dans le texte, ainsi que Emmanuel Todd ('Après l'Empire') pour son traitement de l'aspect démographique.
ESSENTIEL ! Avril 18, 2005 33 sur 42 ont trouvé ce commentaire utile
Un livre qui a enrichi et transformé ma vision du monde. Je suis beaucoup plus lucide sur la compréhension de la mécanique ultra-libérale. On ne peut qu'être alter-mondialiste après avoir lu un livre comme celui-là. C'est documenté, précis, imparable, un véritable réquisitoire contre l'OMC, le FMI et le consensus de Washington. A lire, à prêter, à diffuser, il faut en parler ...
Libéralisme=liberté? Mars 27, 2004 68 sur 77 ont trouvé ce commentaire utile
Un de ses très bon livres qui nous offre un regard éclairé et désendoctriné du système néo-libéral aujourd’hui globalisé. Nombreux chiffres, analyses et anecdotes à l’appui, l’auteur dresse un portrait sans concession des responsables des puissantes sociétés transnationales et des banques qui les servent, dont la seule finalité n’est la plupart du temps que l’assouvissement de leur cupidité aveuglante. Jean Ziegler, qui contrairement à beaucoup de responsables en ce monde, a beaucoup voyagé, nous emmène en Afrique, en Amérique, en Asie et montre du doigt ce que les séides du système néo-capitaliste globalisé, à savoir les bureaucrates de l’OMC, de la banque mondiale, et du FMI, reclus dans leurs quartiers résidentiels sur-protégés, ne veulent pas voir. Il nous explique que les arguments classiques des défenseurs de l’idéologie libérale -comme le fait que les richesses de la mondialisation profiteront à terme à tout le monde, que la liberté des peuples opprimés passe d’abord par le libre-échange ou que le système s’autorégule de lui-même- sont bien souvent infondés et reposent sur un déni des réalités les plus élémentaires et concrètes qui soient, leur extrême arrogance à l’égard des pays pauvres et même des pauvres en général tendant même à montrer qu’ils reposent sur une certaine mauvaise foi, voire un certain mépris de ce qui sous-tends pourtant la déclaration des Droits de l’Homme de 1948 à L’ONU: les valeurs humanistes. Pas étonnant alors que ces nouveaux maîtres du monde qui n’ont pourtant été élus par personne et n’ont pratiquement aucun compte à rendre, et dont les fortunes personnelles ahurissantes dépassent tout entendement( les 225 patrimoines privés les plus élevés du monde atteignent, pris ensemble, 1000 milliards de dollars. Cette somme correspond au revenu annuel des 2,5 milliards de personnes les plus pauvres de la planète, soit 47% de la population totale ) , utilisent tous les moyens dont ils disposent pour conforter leur pouvoir immense et le système qui les a si bien servi: blanchiment d’argent dans les paradis fiscaux, lobbying structurel auprès des gouvernements et des institutions internationales, corruption généralisée voire banditisme, déréglementation méthodique et maximalisation immorale et systématique des profits, démantèlement des états-nations par la privatisation des services publics, mépris des cultures régionales traditionnelles, destruction de la nature et bien sûr au final de l’homme.C’est un véritable péril qui touche déjà le tiers-monde et un quart-monde grandissant. Personne n’en parle puisque le système ne permet plus de le faire ou lorsqu’il le fait c’est pour mieux nous manipuler. Aujourd’hui face à cette nouvelle forme inédite de totalitarisme qui à la main-mise sur tout et qui menace à terme chacun d’entre nous, Jean Ziegler nous présente la nouvelle société civile dont l’éclosion récente nous laisse peut-être entrevoir une éclaircie dans l’horizon bien noir de notre civilisation en déclin.
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