Aurélia | 
| Auteurs: Gérard De Nerval, Jacques Bony Créateurs: Gérard De Nerval, Jacques Bony Éditeur: Flammarion
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Média: Poche Pages: 387 Poids (kg): 0.6 Dimension (cm): 6.9 x 4.3 x 0.6
ISBN: 2080705679 Code Décimal Dewey: 813 EAN: 9782080705679 ASIN: 2080705679
Date de publication: Janvier 7, 1993 Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés Expédition: Livraison internationale disponible Condition: ENVOI RAPIDE ET SOIGNE AVEC CADEAU SURPRISE
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Orphée et Eurydice Novembre 14, 2008 Nerval est à deux petites années de son suicide, en pleine détresse morale et financière, lorsqu'il écrit ce chef-d'Suvre hélas inachevé, au mitan du XIXème siècle. Au même moment naît Van Gogh, l'autre "suicidé de la société" selon Artaud. Libre à chacun d'y voir une transmigration des âmes damnées...
La perte d'un amour pur comme une sylphide va plonger la narrateur dans des profondeurs insoupçonnées, aux frontières du rêve, de la rédemption, de la vie, de la folie, de l'amour et de la mort. C'est un véritable Orphée descendu aux Enfers de l'hallucination pour y récupérer son Eurydice en transfigurant le monde de sa lyre poétique ; son voyage et sa quête résonnent donc comme une géniale relecture du mythe. Les visions, autant inspirées de scènes d'Orient, de délires mythologiques que d'épisodes de la Bible, sont décrites avec une beauté inégalable et une précision telle qu'il est impossible de penser que Nerval les aient inventées. La présente édition contient également d'autres textes, dont deux mémorables : "Le Christ aux Oliviers", poème magistral sur la fin du Messie, et "Corilla", succulent opéra-comique.
Petite anecdote : c'est dans Aurélia qu'on trouve la phrase "Arrivé sur la place de la Concorde, ma pensée était de ma détruire" dont Cioran disait qu'aucune phrase, de toute la littérature française, ne l'avait "autant poursuivi". On imagine sans peine le pouvoir vertigineux de cette littérature onirique d'exception sur certaines âmes...
Le plus beau poème en prose de notre langue ? Novembre 29, 2007 4 sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
Dès les premières lignes, impossible de ne pas sentir le chef-d'Suvre de l'art bref. Il s'agit peut-être de la plus grande nouvelle (novella ?) jamais écrite. J'ai lu d'innombrables récits fantastiques, mais celui-là respire le génie à chaque phrase, chaque virgule. Je n'ai jamais lu un style aussi puissant qui VIT littéralement en nous racontant dans une sorte d'esthétique clinique ce "journal d'un fou". Nerval est mort pendu ; l'Art dépasse la vie.
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