La petite Bijou | 
| Auteur: Patrick Modiano Créateur: Patrick Modiano Éditeur: Editions Gallimard
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Média: Poche Pages: 169 Poids (kg): 0.3 Dimension (cm): 7.4 x 4.2 x 0.5
ISBN: 207042538X Code Décimal Dewey: 848'.9 EAN: 9782070425389 ASIN: 207042538X
Date de publication: Novembre 13, 2002 Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés Expédition: Livraison internationale disponible Condition: VENDEUR PRO : LIVRE NEUF SOUS CELLO, DISPONIBLE SUR STOCK, EXPEDITION LE JOUR DE LA COMMANDE AVANT 14H,
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Amazon.fr C'est peut-être cela l'enfer: "Hanter les couloirs du métro pour l'éternité avec un manteau jaune." Mais en châtiment de quelle faute? Cette femme en jaune que la narratrice croise un jour au métro Châtelet et en qui elle reconnaît sa mère, de quoi est-elle coupable? D'avoir menti? On la croyait morte au Maroc et elle vivrait à Paris? D'avoir abandonné sa fille, celle qu'on appelait la Petite Bijou, au temps ou elle rêvait de faire carrière dans le spectacle? Seuls les noms propres permettraient peut-être de retracer le passé, de savoir qui était vraiment cette femme énigmatique: Suzanne Cardères, selon l'état civil ou la comtesse Sonia O'Dauyé du temps de ses rêves de grandeur, ou La Boche après la guerre quand elle dut s'enfuir au Maroc pour ne pas être tondue ou encore Trompe-la-Mort alors qu'elle survit misérablement dans un coin de la banlieue parisienne? Le dernier Modiano est un roman policier mélancolique sans coupables ou il n'y a que des victimes, personnages en déréliction comme cette Petite Bijou qui ne parvient pas à se remettre d'une enfance sans père, sans même l'amour d'une mère, de toutes ces blessures que la vie quotidienne ne fait que raviver. Et qui n'a pour toute consolation que la musique des mots, le nom d'un café dans le Paris des années cinquante, un poème à la radio dans une langue inconnue, le nom mystérieux d'hommes et de femmes qui s'inventent une identité pour mieux oublier leur vie sans attrait. La musique de Modiano, ce style si singulier, n'aura jamais été plus poignante que dans cette étrange balade sur les traces d'une enfance ravagée. --Yves Bellec
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| Commentaires des clients:
Impressioniste Janvier 18, 2005 1 sur 1 ont trouvé ce commentaire utile
Le mélange des souvenirs qui affleurent dans l'errance du personnage forme un aggrégat qui peu à peu révèle la nature des êtres. L'écriture est volontairement lancinante, adoptant le point de vue d'une jeune adulte ou veille adolescente perdue et sans éducation et revivant un passé douloureux à la suite d'une rencontre. Les fantômes d'une période qu'on devine coïncider avec l'occupation puis la libération reviennent hanter cette petite bijou sans que jamais la narratrice n'inscrive clairement son histoire dans le temps. Le flou des repères temporels contraste d'ailleurs avec la précision des espaces et des lieux dans le Paris d'après-guerre. C'est la force (et la faiblesse) du roman que de travailler dans l'implicite, de construire une vie dans la superposition des plans, sans jugement, sans recul. On est à la fois séduit par le procédé et dubitatif sur le résultat : est-ce un miroir, une métaphore, un songe ? Esprits cartésiens s'abstenir, poêtes et mélancoliques y trouveront de quoi alimenter leurs rêveries.
un bon moment de lecture Janvier 10, 2003 1 sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
j'adore toutes les introspections de l'héroine : à chaque fois qu'elle se chuchote ce qu'elle devrait dire pour que tout aille mieux et qu'elle se tait. là on a l'impression d'avoir Modiano en face de soi. quant à l'état d'âme que l'on peut avoir face à l'Abscence, là modiano est parfait : c'est tout-à-fait ça. les neurones qui travaillent dans tous les sens, tentant d'échaffauder des scénarios à partir des souvenirs ou de notre vie actuelle. l'horreur de n'avoir jamais de réponse, juste des hypothèses. le fardeau est des plus pesants. voilà entre autre pourquoi j'ai du mal à apprécier la fin.
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