Le soleil des Scorta | 
| Auteur: Laurent Gaudé Créateur: Laurent Gaudé Éditeur: Actes Sud
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Évaluation moyenne des clients: 32 commentaires Classement parmi les ventes: 32063
Média: Poche Pages: 321 Poids (kg): 0.4 Dimension (cm): 6.6 x 4.3 x 0.9
ISBN: 2742760180 Code Décimal Dewey: 813 EAN: 9782742760183 ASIN: 2742760180
Date de publication: Mars 1, 2006 Disponibilité: Habituellement expédié sous 24 h
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un beau style .. qui s'épuise Novembre 18, 2008 Un très beau style, mais à mon avis une histoire un peu "lourde", qui privilégie le style à l'histoire.
Déception Novembre 4, 2008 Je suis assez déçu par ce roman, que j'ai terminé avec un certain soulagement. L'auteur veut nous raconter la saga d'une famille italienne maudite, mais on s'attache assez peu aux personnages. On n'en a pas le temps ! Trois générations sont passées en revue en 250 pages. Le style est très haché, ce qui ne facilite pas la lecture. Les petites phrases se veulent des sentences, et je trouve que le tout manque de simplicité. Dommage, car l'idée de départ était bonne...
La caresse du vent Octobre 6, 2008 Une intro très Western à la Morricone, superbement réussie : transcription de l'état quasi-second du cavalier fatigué mais inébranlable chevauchant dans une réalité vacillante balayée par la poussière et brûlée par un soleil impitoyable. C'est dans cet état qu'un bandit, cherchant la vengeance, va lancer sans le vouloir la malédiction des Scorta en engrossant celle qu'il pensait être la fille qu'on lui refusait depuis 15 ans, sachant qu'ainsi il se condamnait.
L'idée principale est intéressante et bien travaillée. Le développement lui-même semble finalement un peu bâtard : il aurait certainement gagné à être condensé autour du thème principal (la "malédiction" des Scorta, cette main passée dans les cheveux) ou carrément développé en longue saga familiale.
Un sujet tout de même globalement bien maîtrisé et souvent agréable à lire. Petit extrait marquant, sur la transmission symbolique de la malédiction : "Il me semblait qu'une main à nouveau passait dans mes cheveux. La même qu'autrefois. Celle de mon père. Celle du vent maudit des collines des Pouilles. Cette main me rappelait à elle. C'était la main sèche de la malchance qui condamne, depuis toujours, des générations entières à n'être que des culs-terreux qui vivent et crèvent sous le soleil, dans ce pays ou les oliviers sont plus choyés que les hommes."
Ensoleillé et beau Mars 5, 2008 3 sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
D'habitude quand je vois "prix goncourt" sur un livre, j'ai toujours un à priori. Je m'imagine une lecture difficile et hermétique ou le rêve est peu propice... C'est une amie qui m'a fortement conseillée ce bouquin. Et je ne pourrais que vous le recommandez en retour. Ce livre est un vrai coup de coeur! Suivre chaque membre de cette famille à travers les générations est un vrai bonheur. Le style de l'écriture de Gaudé est fluide, simple et on s'imprègne de l'atmosphère de Montepuccio en une dizaine de pages seulement. L'émotion passe et c'est comme si nous étions nous aussi sous le soleil de ce petit village à contempler la destinée de cette famille... ça sent bon les vacances au soleil! Bref à recommander vivement!
Une lignée qui s'inscrit dans une série de malédictions et de résurrections et préserve sa dignité Février 23, 2008 1 sur 1 ont trouvé ce commentaire utile
Les olives sont éternelles. Une olive ne dure pas. Elle mûrit et se gâte. Mais les olives se succèdent les unes aux autres, de façon infinie et répétitive. Elles sont toutes différentes, mais leur longue chaîne n'a pas de fin. Elles ont la même forme, la même couleur, elles ont été mûries par le même soleil et ont le même goût. Alors oui les olives sont éternelles. Comme les hommes. Même succession infinie de vie et de mort. Pas plus qu'une olive n'a beaucoup d'importance en elle-même, chacun des membres du clan Scorta pris isolément n'est rien ; il existe uniquement parce que le nom des Scorta passe à travers lui . L'histoire de cette famille née d'une vengeance - ratée au demeurant puisqu'il y aura erreur sur la personne - est racontée tantôt à la troisième personne, tantôt à la première personne quand la vieille Carmela, sentant qu'elle perd sa tête, veut confier à temps au curé du village ce qu'elle n'a raconté à personne, les heures glorieuses et pitoyables des Scorta, qui auront vécu malédictions et résurrections en chaîne, une vie construite autour de petits riens, au sein d'une famille soudée dans l'existence laborieuse des petites débrouilles et qui aura à tout le moins su se préserver de la fascination imbécile et servile des pauvres vis-à-vis des riches, rester digne quoi ! Un beau récit profondément humain et agréable à lire.
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