Les dieux ont soif | 
| Auteurs: Anatole France, Pierre Citti Créateurs: Anatole France, Pierre Citti Éditeur: Le Livre de Poche
Prix de liste: EUR 4,50 Acheter Neuf: EUR 4,27 Vous épargnez: EUR 0,23 (5%)
Neuf (5) D'occasion (3) de EUR 2,00
Évaluation moyenne des clients: 3 commentaires Classement parmi les ventes: 125705
Média: Poche Pages: 317 Poids (kg): 0.3 Dimension (cm): 6.7 x 4.3 x 0.6
ISBN: 2253051365 Code Décimal Dewey: 848'.7 EAN: 9782253051367 ASIN: 2253051365
Date de publication: Mars 17, 2003 Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés Condition: EXPEDITION COLIS SUIVI, SUIVI EN LIGNE ET PAR MAIL, PLUS DE 100 000 CLIENTS SATISFAITS
|
| Découvrez des articles similaires:
|
| Commentaires des clients:
Un peu tiré par les cheveux... Juin 29, 2008 Il est évident qu'Anatole France à tenu a placer ses personnages dans toutes les situations "classiques" de la Révolution (dont il suppose une connaissance très solide de la part du lecteur): la queue devant la boulangerie, la Section, le Tribunal, la prison, le tombereau, la guillotine bien sûr... Resultat: l'intrigue semble assez artificiellement composée et beaucoup de scènes sentent le manuel d'histoire à l'usage des collèges. La plupart des personnages, également, sont des types.
Reste que c'est une manière assez agréable d'étudier l'histoire et de l'entendre commenter, surtout lorsqu'on contemple le personnage de Gamelin, jeune homme idéaliste (au début du moins) mais égoiste et stupide qui se laisse très facilement transformer en monstre aussitôt qu'on lui donne un peu de pouvoir sur les autres. Ces proto-monstres existent par millions dans tous les pays du monde et il n'y a que la frêle civilisation pour les retenir. Qu'elle s'effondre et les Gamelin ressortent aussitôt de leur trou et font couler le sang. (En ce moment l'un d'eux s'appelle Mugabe.)
En fait, ce qui m'a le plus frappée dans ce roman, ce sont les pensées de Gamelin en route pour son rendezvous avec l'inévitable guillotine. Il se dit, il s'est toujours dit avec une horrible sincérité, qu'il travaille pour faire venir une époque ou les hommes s'embrasseront avec un amour fraternel. On dirait, n'est-ce pas, que pour ceux qui veulent que les hommes s'embrassent avec un amour fraternel, la meilleure idée c'est de donner l'exemple en embrassant fraternellement des hommes. Mais pour Gamelin comme pour Robespierre qu'il idolise, avant d'embrasser fraternellement un seul homme il faut couper la tête à la plupart d'entre eux puisque seuls les vertueux ont le droit de vivre, voire d'être embrassés...
Gare aux révolutionnaires, ils finissent toujours par se convaincre qu'eux seuls ont le droit de vivre. Eux, ou personne: Robespierre a voulu se suicider, Gamelin aussi.
Etude d'un personnage au coeur de la Terreur Peuvent 11, 2007 1 sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
Tout le mérite d'Anatole France c'est de décrire avec justesse ce qui anime son personnage. Et comment les plus belles idées engendrent les pires atrocités. La langue d'Anatole France est impeccable. J'aurais personnellement souhaité une fresque avec plus d'ampleur mais c'est discutable.
Des dangers d'un idéal appliqué froidement Janvier 24, 2006 17 sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
Le roman se passe pendant la Terreur. Le protagoniste, Evariste Gamelin, est un jeune homme épris d'idéal (révolutionnaire). Hélas, c'est un idéal si abstrait, si éloigné de toute humanité, que la cause, louable au départ, l'amène aux pires atrocités. Son évolution psychique est très bien démontrée. Egalement remarquable le personnage de Brotteaux, pétri de sagesse et d'humanité. Brotteaux ne se pique pas d'avoir un idéal, mais il est infiniment plus admirable... Comme quoi mieux vaut choisir avec discernement son idéal et l'appliquer avec encore plus de discernement... La langue d'Anatole France est bien élégante et l'humour passe, même dans ce récit d'heures sombres de la France.
|
|
|
|