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Se perdre

Se perdre
Auteur: Annie Ernaux
Créateur: Annie Ernaux
Éditeur: Gallimard

Prix de liste: EUR 7,00
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Évaluation moyenne des clients: 4.0 sur 5 étoiles 2 commentaires
Classement parmi les ventes: 21726

Média: Poche
Pages: 376
Poids (kg): 0.4
Dimension (cm): 6.7 x 4.3 x 0.7

ISBN: 2070421597
Code Décimal Dewey: 928'.41
EAN: 9782070421596
ASIN: 2070421597

Date de publication: Peuvent 30, 2002
Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés
Condition: EXPEDITION COLIS SUIVI, SUIVI EN LIGNE ET PAR MAIL, PLUS DE 100 000 CLIENTS SATISFAITS

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L'espoir est une denrée qu'Annie Ernaux délivre avec la plus rigoureuse parcimonie. Dans Se perdre, journal intime ou Passion simple (1992) prit sa source, elle se montre particulièrement avare. On pense à certains maîtres japonais, tel Kawabata, sorciers du genre: neige et ciel de cendre. Mais Annie Ernaux y apporte sa révolte: elle griffe la neige. Et laisse quelques lambeaux de chair collés au métal froid des lignes. Car jamais on ne saurait parler de chaleur dans cette évocation d'un amour pourtant torride. Ombres tourmentées, privées de tout appui, au point de paraître flotter, indéfiniment, les êtres – elle, et lui, son amant, de passage, comme on dit d'un cargo ou d'un train – y montrent une grâce glacée, y expriment une souffrance marmoréenne. Car Annie Ernaux ne joue pas, jamais – ni à vivre, ni à écrire. Elle s'engage, avec la férocité d'une guerrière, dans ce texte farouchement maîtrisé, cette mince fente de feu et de givre incisée dans un monde d'absolues ténèbres. --Scarbo


Commentaires des clients:

4 sur 5 étoiles L'amant russe   Octobre 24, 2005
 9 sur 9 ont trouvé ce commentaire utile

Dix ans après "Passion simple", Annie Ernaux revient sur cette histoire en publiant son journal de l'époque, de 88 à 89, durée ou elle a perdu corps et tête pour un diplomate russe, âgé de trente-cinq ans, blond aux yeux verts, marié. De lui, on apprend vite qu'il aime les belles voitures de vitesse, les vêtements de marque, la boisson (vodka et whisky) et "paraître". Cet homme porte des slips hideux et fait l'amour en gardant ses chaussettes ! Cet homme aussi laisse lambiner Annie pendant des jours, puis des semaines, sans donner un coup de fil. Pourtant Annie a cet homme dans la peau, au point de perdre la tête, l'envie de vivre sans lui, le besoin d'écrire. Pendant cette période, elle n'a écrit que son journal. Lorsque l'amant quitte la France, elle pourra expurger sa douleur, son manque et le désir frelaté en écrivant donc "Passion simple", court roman percutant qui met à nu le désir d'une femme et la relation charnelle, passionnelle entre elle et son amant...

Bref, "Se perdre" parle au présent, on y croit encore, même si l'histoire remonte à dix ans. L'Annie de quarante-huit ans est transparente dans son attente, son déchirement, son manque et son envie de Lui. Elle expose son désir de femme pour un homme plus jeune, l'expliquant par une envie de revivre des événements antérieurs (fin des années 50 et début 60). Plus que ça. Ce texte est criant, sans fard. Il dit la voracité, le besoin, la folie, la jalousie, la solitude. C'est gênant par moments combien cette femme brillante et intelligente peut s'abaisser à une telle désolation pour un homme qui la mérite à peine. Mais c'est une femme amoureuse, le désir a toujours fait partie de sa vie, explique-t-elle, quitte à la perdre ! Alors il faut lire ce journal d'une amoureuse exaltée, parfois rejetée, négligée. Si l'on est contre l'idée du voyeurisme ou opposée à l'auto-fiction, passez votre chemin... Sinon, en lisant pareille histoire, j'inclus Annie E. parmi les plus grandes amoureuses de l'histoire littéraire. Et j'ai aussi beaucoup aimé sa comparaison, vers la fin, avec Simone de Beauvoir et "Les mandarins".


4 sur 5 étoiles De "passion simple" à passion vraie.   Décembre 26, 2001
 4 sur 5 ont trouvé ce commentaire utile

Annie Ernaux, l'auteur du livre, peut très vite devenir une amie. Pourquoi? Parce qu'elle sait se livrer comme elle est, de la manière dont on aimerait tous et toutes pouvoir se dévoiler. Elle écrit son journal depuis ses 16 ans, et là, elle nous en livre un passage, court, certes, mais tellement intense. Qu'importe les mauvaises critiques lui reprochant un manque de pudeur, après tout, vous n'êtes pas obliger de le lire. S'il on décide de lire un "journal" c'est pour mieux connaitre son auteur. Voilà pour le premier point.
Deuxième point, sujet du livre, "la passion", après " passion simple" , ou, en quelques pages, on prend conscience de l'ampleur d'une passion et des dégats qu'elle occasionne, on réalise, par le biais de "Se perdre", qu'effectivement, une passion est forcement destructrice, et incontrolable. Tout en n'ayant conscience de son erreur, le sujet de la passion n'a d'yeux que pour son objet, comment dans ce cas ne pas craindre de rencontrer notre propre "S"?...




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