L'usage de la photo | 
| Auteurs: Annie Ernaux, Marc Marie Créateurs: Annie Ernaux, Marc Marie Éditeur: Editions Gallimard
Prix de liste: EUR 6,00 Acheter Neuf: EUR 5,14 Vous épargnez: EUR 0,86 (14%)
Neuf (9) D'occasion (3) de EUR 3,50
Évaluation moyenne des clients: 3 commentaires Classement parmi les ventes: 94103
Média: Poche Pages: 196 Poids (kg): 0.3 Dimension (cm): 6.9 x 4.3 x 0.6
ISBN: 2070320987 EAN: 9782070320981 ASIN: 2070320987
Date de publication: Juin 15, 2006 Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés Expédition: Livraison internationale disponible Condition: Vendeur professionnel. Envoi rapide sous 48 heures. Produit neuf
|
| Découvrez des articles similaires:
|
| Commentaires des clients:
Une petite merveille ! Février 19, 2008 C'est l'histoire d'amour de deux jeunes contemporains parisiens. Ils écrivent à quatre mains. Le ton est très original. Chaque chapitre est articulé autour d'une photographie en noir et blanc prise dans cette maison ancienne et très charmante après un acte d'amour (14 en tout). Il en découle des ressentis, des sentiments, des souvenirs. L'intérêt réside dans le fait de voir comment, à partir du même évènement, deux personnes peuvent vivre des sensations différentes, et c'est toute la complexité de l'être humain avec ce qu'elle a de plus beau, de plus fort et de plus fou qui transparait. Les deux auteurs réussissent à merveille leur tour de main, car nous ne sommes jamais dans le descriptif, mais dans le ressenti romancé. Les mots sont justes, simples. Le décalage entre l'opinion du lecteur à la simple vue des photographies et le récit est déroutant, pour son plus grand plaisir. Le visuel reste dans la maison (à travers les photographies), mais l'imaginaire nous fait voyager partout dans le monde. Sans être un témoignage, Annie Ernaux nous montre avec force et détermination son combat contre le cancer du sein. Elle nous livre des détails intimes sur les conséquences de sa maladie (son sexe nue de petite fille à cause de la chimiothérapie), son combat pour rester une femme (les coqueteries pour camoufler son crâne). Elle touche à des sujets sensibles avec délicatesse et vérité, et nous montre comment l'amour, la connivence et le courage peuvent être plus forts. Tout ceci nous est livré des deux points de vue (comment elle mais aussi lui vit la maladie), et certains passages m'ont fait pleurer. Sans jamais inspirer de la pitié, on en sort grandi. Après ce livre, vous ne serez plus tout à fait le même. Je vous conseille la version brochée, car plus qu'un roman, c'est un beau livre dont l'intérêt réside également dans la forme.
Exercice de style réussi Décembre 22, 2007 3 sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
On pourrait croire que ce livre n'est qu'un exercice de style.S'inspirer de photos pour écrire. Quoi de plus banal ?Mais il n'en est rien.Deux amants décident de prendre des photos de leurs vêtements éparpillés, juste après l'amour, d'en faire des natures mortes et de les commenter.A chacun son souvenir et à chacun ses inquiétudes et souffrances lorsque la maladie est là en toile de fond.Alors, ces photos prennent une autre dimension, plus douce,celle de la vie, plus forte que tout.
Des ornements sacrés Février 23, 2006 8 sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
Entre Annie Ernaux et Marc Marie, c'est l'histoire d'une liaison que tous deux ont décidé d'illustrer en photographiant les scènes d'amour après acte. Les lieux du crime, presque, lesquels se résument en un enchevêtrement de vêtements épars sur le sol, de sous-vêtements, de godillots, etc. De la part d'Annie Ernaux, il y a une volonté pointilleuse de détailler précisément la photographie choisie pour matérialiser un instant. Quatorze clichés pris sans hasard pour dater une année de passion amoureuse et surtout sexuelle. Les photos rendent mal, elles paraissent en noir et blanc et les descriptions d'Annie Ernaux laissent deviner une couleur, un lieu, un moment. En fait, pour le lecteur, il apparaît très vite que la lecture de cet exercice semble proche du voyeurisme. On décrypte un cliché, des vêtements jetés dans le feu de l'action, proche du combat bestial. C'est presque impudique.De plus Annie Ernaux livre également son combat contre son cancer du sein. Une bataille très personnelle, blessante dans son amour-propre et aussi son corps de femme. A ce sujet, ses propros sont très cliniques, baignés de froideur, jamais avec pathos. Cette femme est de la trempe des gagnantes, certes. Mais cette lutte pour la survie passe fatalement en demi-teinte la liaison avec Marc Marie - très peu de sentiments, beaucoup de flou. Un drôle de cocktail entre le trop-plein dévoilé (les photos impudiques et les détails médicaux) et le sous-entendu (l'émotion, la sensation, le ressenti, etc.). Ce livre est en somme frustrant, ou l'expérience personnelle de l'écrivain ne suffit pas à alimenter l'intérêt complètement.
|
|
|
|