Un barrage contre le Pacifique | 
| Auteur: Marguerite Duras Créateurs: Marguerite Duras, Isabelle Varloteaux, Jean-luc Vincent Éditeur: Editions Gallimard
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Évaluation moyenne des clients: 4 commentaires Classement parmi les ventes: 74135
Média: Poche Pages: 370 Poids (kg): 0.6 Dimension (cm): 6.7 x 4.2 x 0.7
ISBN: 207030728X EAN: 9782070307289 ASIN: 207030728X
Date de publication: Septembre 2005 Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés
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Amazon.fr D'une facture romanesque relativement classique, l'ancrage des personnages de ce roman dans le réel préfigure cependant cette "écriture de l'indicible" qui marquera plus tard la singularité de l'écrivain. Un barrage contre le Pacifique inaugure une série de romans d'inspiration autobiographique ayant pour cadre le Vietnam. Le récit s'articule autour du personnage de la mère, une femme qui, dans sa lutte contre la misère, brave à s'en rendre folle les obstacles infranchissables qui se présentent à elle. À l'image du titre, les ambitions, aussi nobles soient-elles, ne peuvent être que démesurées et toute tentative s'avère inéluctablement vouée à l'échec. Lorsque tout finit par être rongé, sali, violé, c'est aller au-delà de la souffrance, au-delà du pathétique. Car la douleur est sans fond, la perte est définitive, aucune trace de compassion dans ce roman de l'irrémédiable. Une oeuvre qui n'émeut pas mais qui bouleverse, parce qu'elle exprime le réel à l'état brut dans la trivialité de la concupiscence, dans la perte de toute émotion, dans l'acharnement à vouloir survivre malgré les autres. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot
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| Commentaires des clients:
la vie sordide dans une ancienne colonie française Peuvent 15, 2007 0 sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
Ce livre était sur la liste des livres à lire avant de partir au Vietnam de mon guide touristique. Erreur. On n'apprend pas grand chose sur ce pays en lisant ce roman, paraît-il en partie autobiographique. L'auteur décrit la vie d'une femme et de ses deux enfants dans une concession incultivable. Il semble que certains de nos compatriotes exilés dans nos anciennes colonies aient fait le jeu de fonctionnaires corrompus et aient tenté de survivre tant bien que mal loin de leur patrie. Que reste-t-il à Suzanne et Joseph, les enfants de cette institutrice qui rêva des colonies avant de tomber dans une noire misère et la fin des illusions? Le lien du sang? Le sexe? La violence?
Roman Août 8, 2006 5 sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
La mère et ses deux enfants, Joseph qui a vingt ans et Suzanne qui en a seize, vivent, ou plutôt survivent, dans leur bungalow à l'autre bout de la planète, une colonie française. Leur concession est incultivable car envahie chaque année par l'océan et son sel qui brûle tout sur son passage. Le barrage du titre est construit et détruit bien avant le début du roman, et ne sert que de vague fil rouge, un peu comme les mailles d'un filet qui serait la dernière chose à pourvoir retenir la sanité mentale de la mère. Car elle n'a pas toute sa raison cette mère, son esprit semble avoir été brûlé comme la terre par les marées, et l'on se demande ce qui la tient encore en vie si ce n'est la présence de ses enfants. Ces enfants, jeunes adultes qui ne rêvent que de s'échapper de ce taudis, par tous les moyens mais sans trop savoir comment s'y prendre ni par ou commencer. Et comme dans toutes les histoires qui méritent d'être racontées, il suffira d'une rencontre pour que change leurs trois vies.
Ce que j'ai aimé dans ce livre, ce sont les quelques fou-rires que l'on surprend soudain au milieu de cette misère. Un rire qui est à la fois moqueur et libérateur, un rire qui nous rappelle que même dans la pire des misères on reste un être humain tant que l'on sait encore rire. Ce qui m'a troublé c'est l'admiration presque incestueuse de Suzanne pour son frère Joseph, et ceci de la première page jusqu'à la dernière ligne du roman. J'aime aussi cette description du colonialisme ou tout n'est pas blanc, contrairement aux habits du parfait bourgeois colonialiste.
Il y a dans ce roman comme un espoir. Un espoir perdu, un espoir étouffé voir étouffant, désespérant par moment, mais toujours un peu présent.
Superbe roman sur la déchéance et l'espoir Août 10, 2003 10 sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
Sommes-nous capables de réaliser notre propre déchéance, quand celle-ci est le fruit d'une érosion aussi imperceptible qu'inexorable ? Sommes-nous condamnés à répéter l'aventure de ceux qui, démunis de tout, hésitent encore à tenter leur chance ailleurs, quitte à pourrir sur place ? Voilà la question que Duras nous pose dans ce roman sévère, qui restitue parfaitement l'ambiance unique de l'Indochine des années 20. Il y a des formules admirables dans ce livre, d'autant plus saillantes qu'elles tranchent radicalement avec la simplicité des dialogues que Duras a adoptée pour suggèrer la condition misérable des personnages. Le style de l'ensemble est ainsi parfaitement équilibré, c'est un plaisir à lire. Un roman sur la déchéance donc, mais aussi sur son compagnon de route, l'espoir. Car la grande leçon, c'est ici que les deux sont inséparables.
Desespere Septembre 2, 2002 5 sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
Ce livre decrit la lutte deseperee d'une femme en Indochine contre les elements (le Pacifique) et les gens (ceux du cadastre). C'est un roman dur, la lutte deseperee de cette femme y est omnipresente. Ce roman etant probablement non pas autobiographique mais proche de la realite, il contient a la fois une lecon de courage mais un courage plein de desespoir.
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