Le commandant d'Auschwitz parle | 
| Auteur: Rudolf Hoess Créateurs: Rudolf Hoess, Geneviève Decrop Éditeur: Editions La Découverte
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Média: Poche Édition: [Éd. mise à jour] Pages: 268 Poids (kg): 0.6 Dimension (cm): 7.5 x 4.9 x 0.6
ISBN: 2707144991 Code Décimal Dewey: 940.53'18'092 EAN: 9782707144997 ASIN: 2707144991
Date de publication: Septembre 16, 2004 Expédition: Éligible pour une livraison à rabais Disponibilité: Habituellement expédié sous 24 h
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Un témoignage historique incomparable Octobre 26, 2007 7 sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
Sidérant, effarant... Difficile de trouver les mots pour qualifier ce témoignage. Rudolf Hoess n'éprouve aucun regret et essaye de se disculper en ce qui concerne les horreurs commises dans son camp. Mais le plus effroyable, et c'est à rapprocher des analyses d'Hanna Arendt, on a le sentiment que Rudolf Hoess était prêt à faire n'importe quoi simplement parce que c'était les ordres de ses supérieurs et qu'il fallait bien les exécuter... A noter que Robert Merle s'est inspiré de ce témoignage pour écrire "La mort est mon métier".
Indispensable Août 8, 2007 6 sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
Peu de chose à dire de plus: même blindé, la lecture de ce témoignage fait froid dans le dos, moins à cause des descriptions pourtant insoutenables concernant la vie dans les camps, qu'à cause du "professionnalisme" et du "détachement" qui transpire dans ce récit. La justification méthodique et industrielle de la mort, expliquée avec, en filigrane, le pire: le soucis qu'il avait du "travail bien fait" . Terrifiant, indispensable.
Un visage de l'horreur Avril 28, 2007 7 sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
Une autobiographie terrifiante d'horreur. L'auteur cherche avant tout à se dégager de la responsabilité du masacre, mais en réalité sans le remarquer il se dévoile sous un jour tout à fait terrible. Il nous parle de son enfance, de sa femme et de ses enfants. Mais bientôt on est placé au coeur même du fonctionnement des camps de concentration puis d'extermination, de leur administration. On a l'impression de lire l'histoire d'une vaste industrie et s'en est d'autant plus terrifiant. L'écriture est simple et crue. La préface et la postface de Geneviève Decrop de cette édition présente une bonne approche des avancées récentes de la recherche sur la question. Un livre édifiant sur le sujet, mais qui fait vraiment peur, qui révèle ce que l'homme a de pire en lui.
Je ne voulais pas mettre de note à ce commentaire: en effet, que juger? l'horreur? l'écriture? l'auteur? Finalement, je lui donne 5 étoiles pour le témoignage historique...
Très utile Juillet 28, 2006 16 sur 16 ont trouvé ce commentaire utile
Hoess raconte l'histoire d'un fonctionnaire zélé qui souhaite remplir au mieux ses fonctions.
Ceci est utile à plusieurs égards : En premier lieu, c'est une mise en garde contre ceux qui s'imaginent n'être pas pleinement responsable des ordres qu'ils exécutent. Ensuite, d'un point vu historique, le récit de Hoess nous permet de comprendre la lecture du monde des nazis et plus particulièrement des SS. Enfin, on assiste au fur et mesure du récit, à la détérioration morale de Hoess que lui-même semble comprendre.
La banalité du mal Août 3, 2005 12 sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
"La banalité du mal" est ce qui me vient à l'esprit. Ce concept fut développé par Anna Harendt lors du procès du criminel nazi Eichmann en Israël en 1961 - 1962. Ainsi estimait-elle qu'Eichmann, loin d'être le monstre sanguinaire qu'on a décrit, est un homme tristement banal, un petit fonctionnaire ambitieux et zélé, entièrement soumis à l'autorité, incapable de distinguer le bien du mal. Eichmann croit accomplir un devoir, il suit les consignes et cesse de penser. Ce constat est celui que l'on ressent de Hoess. Le remord s'aperçoit parfois, très timidement, vers la fin, pour être évacué aussi radicalement qu'il se montrait. L'écoeurement se dispute à la révolte en lisant cette auto-biographie. Nécessaire et saine lecture.
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