La dynamique du capitalisme | 
| Auteur: Fernand Braudel Créateur: Fernand Braudel Éditeur: Flammarion
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Média: Poche Pages: 120 Poids (kg): 0.2 Dimension (cm): 6.8 x 4.3 x 0.4
ISBN: 208121296X EAN: 9782081212961 ASIN: 208121296X
Date de publication: Février 28, 2008 Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés Expédition: Livraison internationale disponible
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| Commentaires des clients:
Une belle introduction à la dynamique du capitalisme Novembre 5, 2008 2 sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
Fernand Braudel a regroupé dans cet ouvrage 3 conférences données à l'Université John Hopkins aux Etats-Unis en 1976. L'historien présente les grands traits de la naissance et de la dynamique du capitalisme qui seront développés ultérieurement dans d'autres livres.
Je retiens de précieux éclairages :
"Vous ne disciplinerez, vous ne définirez le mot capitalisme, pour le mettre au seul service de l'explication historique, que si vous l'encadrez sérieusement entre les deux mots qui sous-tendent et lui donnent son sens : capital et capitaliste. Le capital, réalité tangible, masse de moyens aisément identifiables, sans fin à l'oeuvre ; le capitaliste, l'homme qui préside ou essaie de présider à l'insertion du capital dans l'incessant processus de production à quoi les sociétés sont toutes condamnées ; le capitalisme, c'est, en gros (mais en gros seulement), la façon dont est conduit, pour des fins altruistes d'ordinaire, ce jeu constant d'insertion." (p. 52)
"Pour Max Weber, le capitalisme, au sens moderne du mot, aurait été ni plus ni moins une création du protestantisme ou mieux, du puritanisme. Tous les historiens sont opposés à cette thèse subtile, bien qu'ils n'arrivent pas à s'en débarrasser une fois pour toutes ; elle ne cesse de ressurgir devant eux. Et pourtant elle est manifestement fausse. Les pays du Nord n'ont fait que prendre la place occupée longtemps et brillamment avant eux par les vieux centres capitalistes de la Méditerranée. Ils n'ont rien inventé, ni dans la technique, ni dans le maniement des affaires. Amsterdam copie Venise, comme Londres copiera Amsterdam, comme New-York copiera Londres." (p 70).
Notre économie occidentale en butte aux économies asiatiques ; une redite de l'Histoire ?
" Ce qui nous est prouvé, c'est que le monde méditerranéen, à partir des années 1570, a été harcelé, bousculé, pillé par les navires et les marchands nordiques et que ceux-ci n'ont pas construit leur première fortune grâce aux Compagnies des Indes et aux aventures sur les sept mers du monde. Ils se sont rués sur les richesses en place de la mer Intérieure et les ont saisies par tous les moyens, les meilleurs et les pires. Ils ont inondé la Méditerranée de produits à bon marché, souvent de la camelote, mais imitant sciemment les textiles excellents du Sud, l'ornant même des sceaux vénitiens universellement renommés afin de la vendre sous ce label sur les marchés ordinaires de Venise. Du coup l'industrie méditerranéenne perdait à la fois sa clientèle et sa réputation" (p. 93)
"La dynamique du capitalisme" ouvre des horizons nouveaux pour le citoyen en cherche de compréhension du monde économique dans lequel il agit.
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