Le Prince | 
| Auteur: Nicolas Machiavel Créateur: Nicolas Machiavel Éditeur: LGF - Livre de Poche
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Média: Poche Pages: 192 Poids (kg): 0.3 Dimension (cm): 6.7 x 4.3 x 0.4
ISBN: 2253067431 EAN: 9782253067436 ASIN: 2253067431
Date de publication: Octobre 4, 2000 Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés Expédition: Livraison internationale disponible Condition: Vendeur pro, remise 5%, envoi soigné
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Amazon.fr Dédié à Laurent de Médicis, Le Prince est une oeuvre nourrie par l'expérience d'ambassadeur de son auteur. Machiavel y définit les fins du gouvernement: sur le plan extérieur, maintenir à tout prix son emprise sur les territoires conquis; sur le plan intérieur, se donner les moyens de rester au pouvoir. Parce que les hommes sont égoïstes, le prince n'est pas tenu d'être moral. Il doit être craint en évitant de se faire haïr par le peuple. La réduction de Machiavel au machiavélisme est cependant trop simpliste. On peut même lire Le Prince comme une des premières oeuvres de science politique, l'auteur ne cherchant qu'à décrire les mécanismes du pouvoir, à la manière du physicien qui détermine les lois de la gravitation. Rousseau ou encore Spinoza ont même pensé que Le Prince s'adressait en vérité au peuple pour l'avertir des stratégies utilisées par les tyrans. Oeuvre géniale dans son ambiguïté, Le Prince peut donc être lu soit comme un traité de gouvernement à l'usage du despote, soit comme un ouvrage de science, voire comme une critique déguisée du despotisme. --Paul Klein
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Conquérons le monde! Peuvent 28, 2008 Ce style volant, aérien, acéré et vif qui caractérise Machiavel correspond à l'idée de conquête et de maintien du pouvoir qu'on y trouve dans le fond. Ce livre, d'une grande clarté et d'un tempo hallucinant (paradoxe réussi avec brio) nous donne une lecon d'Histoire et de politique. Car c'est là que se trouve le manifeste de la politique moderne, qui n'est non plus morale, mais dirigée vers le pouvoir (d'ou les nombreuses controverses qu'il a suscitées). Je tiens aussi à signaler que l'édition proposée ici est excellente, très bien documentée et expliquée (car la pensée de Machiavel est complexe et parfois ambigue). Un excellent achat, donc, que je recommande chaleureusement.
ne pas se raconter d'histoires... Avril 3, 2008 2 sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
On le sait, notamment depuis les pénétrantes remarques de Louis Althusser, Machiavel n'a pas eu de disciples, mais des lecteurs. On sait aussi que ce Florentin, si étrangement dédaigneux de l'économie, a complètement raté sa carrière politique. On sait sur lui, ou on croit savoir, tant de choses, que l'essentiel risque de nous rester dissimulé si nous n'y prenons garde. Et l'essentiel, c'est que Machiavel s'efforce, aec une énergie et une rigueur confondantes, d'établir dans le domaine si fluctuant de la politique et de l'histoire, quelque chose comme un point d'appui absolu. Oui, le commencement radical en philosophie, bien avant Descartes, Machiavel le met en pratique: imputer la méchanceté à tous les hommes; ce n'est pas de la misanthropie, c'est de la prudence, refuser de se payer de mots. C'est aussi ouvrir un espace théorique: celui de l'arithmétisation du pouvoir (contre ses conceptions qualitatives, qu'elles soient mythologiques ou autres). . Machiavel isole une sorte de noyau dur de la politique et y définit quelques lois simples, toutes en rapport avec le souci de durer, dans un domaine ou l'ingratitude est de règle. Ce faisant, il détermine l'unique constante de la politique. La réorganisation de tout le système des valeurs morales autour de la "virtu" est elle aussi impressionante, et consistue un point d'inflexion irréversible qui signale le divorce entre la politique et la morale. Tel est Machiavel: décapant, irritant, irrécupérable. Comme l'a dit Croce, "la question de Machiavel ne sera jamais réglée".
Excellent pour un vrai littéraire Août 10, 2007 11 sur 16 ont trouvé ce commentaire utile
Il est vrai que Machiavel reste aujourd'hui une référence. Cependant, je ne suis pas d'accord avec les avis qui le décrivent comme un livre très clair. Je le trouve très difficile à lire. Je comprends que le style soit comme ça, car c'est un livre écrit il y a plusieurs centaines d'années, puis traduit en français. Je ne critique pas son contenu, car il est vrai que ses idées sont très riches, et très osées. Mais si je dois faire une critique objective, je n'hésite pas à dire qu'il n'est pas abordable pour monsieur-tout-le-monde. Si on n'est pas un vrai littéraire, on aura beaucoup de mal à le terminer.
Indispensable Juin 20, 2007 1 sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
Que dire de plus après les excellents commentaires de mes 8 predécesseurs. Je m'interesse de près à la politique dans un petit pays ultramarin et je dois reconnaitre que "Le Prince" est toujours d'actualité. Les politiques qui ne l'ont pas lu, en font les frais (comme notre précédent président d'assemblée territoriale). Je pense que Mazarin et Mitterand devaient le connaitre par coeur, d'ailleurs je les ai surnommés les 3M.
CE LIVRE QUI SENT LE SOUFRE Peuvent 9, 2007 6 sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
Machiavel, ce patriote florentin qui connût le désespoir des inutiles guerres inter-cités, qui vécut le morcellement de son pays, l'Italie, comme un déchirement, sans la moindre espérance d'unité (qui n'eut lieu qu'au milieu du XIX ème siècle), qui bien que, pur diplomate, fut confronté à la dureté des temps de combat, cet homme écrivît donc " Le Prince" , "hommage" au Pouvoir Détenu, aux Pratiques Politiques pour l'acquérir et le maintenir et à l'Immoralité du Dirigeant. En cette période de duplicité, de mensonge et de traîtrise qui fût la sienne, ou les condottieri, aventuriers de fortune changeaient de camp comme de chemise, ou les armées se donnaient et se battaient pour celui qui payait et ou la vie ne valait à peu près rien (voir la fin de César Borgia, modèle du Prince), un authentique traité politique ne pouvait qu'être aussi le reflet de ces pratiques. Ler Prince, c'est cela et bien d'autres choses selon que le lecteur ait des préjugés moraux, idéologiques ou intellectuels. Pour ce qui me concerne, j'y vois une authentique réflexion pragmatique, fondée sur la réalité des faits, et un véritable effort intellectuel pour théoriser la pratique du Pouvoir. C'est donc un ouvrage de son temps et intemporel par ce qu'on y retrouve de permanent dans l'histoire de la Politique à travers les siècles. C'est un texte fondateur de l'approche réaliste des compromis entre Etats (une des applications en est indirectement le Traité de Westphalie de 1642 qui socle pour près de deux siècles le fonctionnement des états européens-cf l'ouvrage d'Arnaud Blin à ce sujet). On peut aussi y voir autre chose. C'est de toute façon à lire et ça mérite une appréciation différente-pitié pour ce très grand penseur- que l'épithète "machiavélique" qui fait irrésistiblement penser à Hannibal le Cannibale, Fantomas ou le Dr Septimus de la "Marque jaune".
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