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L'Anti-Livre noir de la psychanalyse

L'Anti-Livre noir de la psychanalyse
Auteurs: Jacques-alain Miller, Gérard Miller, Agnès Aflalo, Marie-claude Sureau, Collectif
Créateurs: Jacques-alain Miller, Gérard Miller, Agnès Aflalo, Marie-claude Sureau, Collectif
Éditeur: Points

Prix de liste: EUR 9,00
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Évaluation moyenne des clients: 3.5 sur 5 étoiles 9 commentaires
Classement parmi les ventes: 47648

Média: Poche
Pages: 277
Poids (kg): 0.3
Dimension (cm): 6.9 x 4.2 x 0.6

ISBN: 2757806890
EAN: 9782757806890
ASIN: 2757806890

Date de publication: Février 7, 2008
Expédition: Éligible pour une livraison à rabais
Disponibilité: Habituellement expédié sous 24 h

Commentaires des clients:   Lire 4 autres commentaires...

5 sur 5 étoiles Interssant   Novembre 14, 2008
Un collectif d'auteurs a publié récemment "Le livre noir de la psychanalyse", dont l'objet est a la fois une attaque en règle de la psychanalyse et une apologie des Thérapies Comoortementales et Cognitives (T.C.C)
Un certain nombre de psychanalystes, tous proches du mouvement Lacanien (Membres de l'Ecole de la Cause Freudienne notamment) ont souhaité répondre, souvent avec humour.
Mais ils ont pris le parti de ne pas "défendre" la psychanalyse (de nombreux ouvrages présentent de façon clair l'interet de la psychanalyse)ils s'en prennent donc au discours qui sous-tend les T.C.C., sur le mode de la réponse du berger à la bergère.
Ces courts articles sont précis dans leur propos, percutants dans leur argumentation, et malheureusement, honnetes.
Pourquoi écris je "malheureusement honnetes?"
Parce qu'a la lecture de ces articles, on a une vision catastrophique des T.C.C., qui incitent les gens a ne pas trop penser, a appliquer des conseils sans chercher a comprendre et a échanger leurs idées "inopérantes" par des idées meilleurs, en l'ocurrence celles du thérapeute.
De telles méthodes, combinant méthode Coué (se forcer a noircir des pages de carnet avec des idées "positives" pour se convaincre qu'elles sont justes) et suggestion autoritaires (le thérapeute doit convaincre absolument son patient qu'il se trompe),de telles méthodes sont elles réllement possibles et appliquées en France?
Une seule solution pour en savoir plus: lire des manuels de TCC.
Parmi ceux là, j'ai lu ceux qui sont considérés comme des références: notamment des ouvrages de J.Cottraux, de Luis Vera ou de Samuel- Lajeunesse (des grands pontes dans le domaine).
C'est une catastrophe!
Tous les aspects scandaleux des TCC repris dans "l'Antilivre noir de la psychanalsye" y sont décrits, valorisés, et pleinement assumés.
On y apprend que les déprimés ne doivent pas trop s'écouter, faire du sport et s'occuper un peu, que les phobiques doivent manipuler les rats ou araignées dont ils ont horreurs (parce qu'objectivement, si une araignée était dangeureuse, cela se saurait, et tant pis pour ceux qui ont des phobies irrationnelles), et que les patients non convaincus doivent remplir des devoirs a la maison en répetant autant que possible les suggestions de leur thérapeute, pour finir par y croire, ou au moins, "faire comme ci".

Cet "antilivre noir", qui présente sans exagération les pratiques "modernes" dresse un constat affligeant pour les TCC, théorie pauvre et pratique souvent irrespectueuse.
Cela nous rappelle que même si la psychanalyse est un modèle un peu "vieux",et souvent contestable, aujourd'hui on n'a rien trouvé de mieux, et surtout pas les TCC.


PS: pour un livre fort interessant sur la psychanalyse et son interet, lire : La psychanalyse, l'air de rien : Conversation avec Camille, par Jacqueline Legaut



5 sur 5 étoiles sujet désirant ou éradication de la différence   Juillet 19, 2008
 3 sur 3 ont trouvé ce commentaire utile

La psychanalyse est le domaine du sujet désirant alors que les TCC sont la négation de l'être avec ses différences. De plus, contrairement à la haine qui traine tout au long du livre noir, dans l'anti livre noir, on sent l'intelligence, la légereté. La vie. En tant que psy, j'ai connu quelques patients ayant cotoyés les TCC ( qui en sont revenus en vitesse) avec par exemple une réponse à la question posée par une patient en détresse:"mais moi, je veux être heureuse" réponse du thérapeute comportementaliste ( dans un grand centre d'un hôpital parisien) Ah, désolé, nous on fait pas ça !!


5 sur 5 étoiles Passionnant, juste, forcément perturbant!   Peuvent 7, 2008
 2 sur 3 ont trouvé ce commentaire utile

Le titre du livre est déjà plein d'humour, et ne fait que singer les viles méthodes de celles et ceux qui jouissent de leur croisade contre la psychanalyse! L'anti-livre noir nous rappelle l'essentiel: nous ne sommes pas des êtres mécaniques que l'on peut réduire et contrôler par le biais de technologies sociales, de thérapeutiques décervelées et de pratiques magiques de soins. La souffrance ne guérit que par la découverte du sens que celle-ci daigne exprimer. La souffrance psychique n'est pas une tarre non plus qu'il s'agit de cacher ou d'effacer (l'espace d'un instant) sous le tapis de la bienséance normative. Et les TCC ne feront jamais que de déplacer le problème en prétextant jouer les mécaniciens du comportement humain. La psychanalyse, la psychothérapie analytique, la médecine et la psychologie cliniques, seront toujours plus proches de nous, puisque toutes permettent la mise en mots. Cette humilité du cadre psychothérapeutique devrait à elle seule convaincre les sceptiques de la justesse de cette vision de l'Homme. Les TCC ne conviennent qu'aux illuminés, aux ignorants, aux réacs et à Big Brother. Aux armes, vite!


5 sur 5 étoiles Résistance joyeuse de la psychanalyse   Décembre 23, 2007
 5 sur 11 ont trouvé ce commentaire utile

Notre époque est sinistre dont la majorité des gens a intégré (fait siens) les mots d'ordre de ceux qui prétendent réduire toujours plus l'humain à une machine gérable (le biopouvoir dont parlait Foucault a triomphé!). Ils sont nombreux: chefs et sous-chefs d'entreprises en tous genres, hommes politiques, cadres, pédagogues, économistes, agents de communication de tout ce qu'on voudra, hommes et femmes de médias, directeurs en chefs ou adjoints de direction de toute administration "réformée" et "moderne", enfin tout ce qui a à voir de près ou de loin avec le mot le pire mot du monde: "gérer".

Presque tous ceux-là et, c'est ça le propre des dictatures, tous ceux qu'ils emploient ou "gèrent" chantent de concert (souvent sans le savoir) un modèle psychologique et donc philosophique de l'homme qui produit la réduction partout visible du langage à la communication et donc la réduction de l'homme à la technique et, par là même, l'évacuation de la seule chose qui fasse qu'un homme soit humain: son histoire singulière, irréductible à des mécanismes, dans le langage.

Comme toujours, je viens de le dire, cette abomination obtient l'assentiment de presque tous. Pourquoi? Parce qu'elle prend les habits de la bienveillance: la haine de la singularité de chacun (singularité humaine sur laquelle se fonde la psychanalyse) prend les habits de la défense de l'égalité; la haine de l'humain (l'humain: c'est à dire ce qui n'a rien à voir avec l'animal ou la machine) prend l'allure de la bonne "gestion" de ses symptômes (vous n'aurez plus peur des araignées, vous ne fumerez plus, vous ne parlerez plus une langue difficile pour autrui, vous serez cognitivement et donc politiquement normal, propre, gérable...).

Car évidemment, c'est ce dont parle ce livre intelligent et courageux, l'opposition radicale entre les TCC et la psychanalyse n'est pas un combat disciplinaire, universitaire, mais la lutte de deux conceptions de l'homme. Pour les TCC, l'homme est soit comparable dans ses déterminations à l'animal (les comportementalistes) soit à un ordinateur plus ou moins élaboré (les cognitivistes); et le mariage des deux, qui fait florès parce qu'il fait "scientifique" (notre époque scientiste croit que ce qui est "scientifique" est vrai) conçoit l'homme en gros comme "une petite entreprise" pas si compliquée dont il convient de bien "gérer" les ressources. Dans les trois cas, cela devrait sauter aux yeux de tout être humain qui tient à son humanité, c'est l'horreur.

Notons enfin qu'avec les Thérapies Cognitivo Comportementales (soient les tests, l'évaluation, le QI, les cases à cocher, les solutions rapides sans souci des causes profondes) il n'y pas de devenir. Il y a, au mieux une réadaptation à la norme morale d'ou le fait que les TCC aient vu leur apparition aux États-Unis, à grande majorité puritaine et, par suite, connu un succès planétaire qui, on le voit va se poursuivre. Pour la psychanalyse, au contraire, chaque homme est le fruit toujours singulier et donc toujours changeant, en devenir, des dits et des non-dits qui l'ont affecté au cours de son histoire. Que deux conceptions aussi opposées s'affrontent, ce n'est pas étonnant. Que la psychanalyse, qui affronte la difficile question de l'irréductibilité de chacun, et prenne chacun dans sa parole unique loin de toute morale et surtout de toute tentative de normalisation, que la psychanalyse soit à ce point objet d'opprobre est désespérant mais pas étonnant: les évangélistes, les faiseurs de programmes, les gestionnaires, les chefaillons, les chefs de "familles" , les chefs de partis, les chefs politiques, les syndicalistes en chefs, les militants, les chefs militaires, et tous leurs serviteurs volontaires, comme disait La Boétie, n'aiment pas beaucoup l'idée que l'essentiel de ce qui les anime leur échappe, qu'ils sont poussés dans leurs actes par des mobiles largement inconscients. Par chez nous les hommes, on n'aime pas cet "inconscient", et ce dont on ne veut rien savoir, on le liquide, quitte à nous liquider nous-mêmes par la même occasion...




1 sur 5 étoiles Aucun sens...   Octobre 7, 2006
 36 sur 40 ont trouvé ce commentaire utile

Après avoir lu le Livre Noir, j'ai lu ce livre en espérant y trouver une liste argumentée des points forts de la psychanalyse. Car je suis de ceux qui pensent que "Freud a eu de fortes intuitions, pas toujours très bien exploitées par l'Analyse". Je pensais donc trouver dans l'Anti Livre Noir un argumentaire en faveurs de ces intuitions qui ont encore de la valeur aujourd'hui.

Au lieu de cela: rien! Une liste de textes si courts et avec si peu de substance qu'ils pourraient figurer dans n'importe quel magazine hebdomadaire, de l'express à Elle en passant par Science et Vie. Une sorte de mauvais mélange de légèreté et d'acidité, qui finit par me faire croire que même les praticiens ont jeté l'éponge sur l'héritage de Freud et de Lacan...

Très décevant, sans intérêt, se lit à peine mieux qu'un roman de gare... Lisez plutôt un roman de science fiction de Ron Hubbard, car finalement, ou est la différence?...

Je vous invite à le feuilleter dans un librairie, vous économiserez de la place dans votre bibliothèque.




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