La modification | 
| Auteurs: Michel Butor, Michel Leiris Créateurs: Michel Butor, Michel Leiris Éditeur: Editions de Minuit
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Média: Broché Nombre d'articles: 1 Pages: 313 Poids (kg): 0.5 Dimension (cm): 6.8 x 4.3 x 0.9
ISBN: 2707303127 Code Décimal Dewey: 848'.9 EAN: 9782707303127 ASIN: 2707303127
Date de publication: Septembre 1, 1980 Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés Condition: Livre envoyé dans une enveloppe à bulles. Vendeuse sérieuse, rapide et soignée.
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Amazon.fr Lors d'un aller Paris-Rome en train, un passager remet en question son existence, ses choix, avant de se résigner à la médiocrité. Léon Delmont, 45 ans, est un homme qui a réussi. Pourtant, il étouffe auprès d'une épouse acariâtre et de quatre enfants qui sont pour lui des étrangers. Tandis qu'il se rend à Rome, comme chaque mois, il repense à sa maîtresse, la belle romaine, Cécile, qu'il a l'intention de faire enfin venir à Paris pour qu'ils vivent ouvertement ensemble. Il a donc pris une décision. Mais la fatigue du voyage en troisième classe et les souvenirs de nombreux autres voyages effectués seul, avec sa femme ou avec Cécile, vont peu à peu modifier cette décision. Avec La Modification, récompensé par le prix Renaudot en 1957, Michel Butor réussit le pari de raconter le bouleversement d'une vie à l'intérieur d'un compartiment, en l'espace de vingt heures. Le style extrêmement original, néo-réaliste, partagé entre le présent du voyage en train, le passé immédiat et le futur proche, caractéristique du Nouveau roman, est notamment remarquable par l'utilisation de la deuxième personne du pluriel: "Vous êtes encore transi de l'humidité froide qui vous a saisi lorsque vous êtes sorti du wagon". De ce huis clos, Delmont n'est pas le seul à sortir "modifié": le lecteur, directement interpellé par l'auteur, reste subjugué. --Céline Darner
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| Commentaires des clients:
Une introspection singulière Novembre 8, 2008 Figure tutélaire du Nouveau Roman, Michel Butor séquestre son lecteur dans un train en le priant, par le vouvoiement imposé, d'être l'analyste des états d'âme de son "héros", Léon Delmont. Dans cet ouvrage, l'intrigue disparaît complètement au profit d'un pèlerinage accompli par cet homme dans les méandres de ses rêveries et de ses réminiscences. Léon Delmont, mû par un désir impérieux de quitter son épouse, Henriette, et de célébrer son hymen avec sa maîtresse, Cécile, renonce à conformer ses actes à un tel dessein pour d'obscures raisons... Cécile, résidant à Rome, ne serait que l'intermédiaire entre "notre héros" et la ville éternelle. Aussi, dame Cécile, désireuse de s'installer à Paris, ne serait qu'une femme parmi tant d'autres pour Delmont, abandonnant sa singularité sur l'autel du déracinement.
L'exiguité de l'espace (le wagon) confère à ce récit une impression d'actualité par la réflexion ou la méditation pouvant être suscitées par un tel isolement durable. Il paraît soudainement plus suranné si l'on scrute les raisons amenant "notre héros" à capituler face à la modification de sa conscience. En ces temps d'apathie morale, la tempérance (de l'esprit, des moeurs)peut-elle être érigée en vertu cardinale ? Récit emprunt d'une tonalité affective particulière, La Modification demeure un ouvrage remarquable, tant par l'identification au héros qu'il propose que par sa trame narrative échevelée, qui ne s'apitoie pas sur les drames du coeur. Laissez-vous submerger par cette vague stylistique de l'une des séquences convaincantes du Nouveau Roman.
Vertigineux Février 26, 2007 4 sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
Une histoire banale,écrite par un artiste de la littérature moderne,se transforme au fil des pages en pure chef d'oeuvre, qui vous transporte non seulement sur les rails, mais également dans le bouleversement d'un individu, au fure et à mesure qu'il approche de son but, victime des questionnements de sa morale.Des phrases interminables, un style unique qui oblige à reprendre son souffle continuellement. J'aime ce livre car il ne ressemble à aucun autre, je regrette seulement que Michel Butor n'ai pas écrit plus de roman...
Le chef d'oeuvre du Nouveau Roman Février 15, 2006 6 sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
Si vous ne devez lire qu'un livre de Butor, ou du Nouveau Roman, c'est certainement celui-ci. Un style ample, pur, une "langueur monotone" qui vous prend à la gorge pour ne plus vous lâcher jusqu'à la dernière ligne. Peut-être le livre le plus novateur de la seconde partie du XXe.
... un peu sorti des rails... Septembre 19, 2005 8 sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
C'est injuste, mais c'est comme ça: ce qui "plombe" le roman de Butor, c'est justement ce qui en a fait en son temps la force réaliste: ces laborieuses liaisons en train entre Rome et Paris, le commerce des machines à écrire, les filets à bagages, le contrôle des passeports à Modane... autant de choses qui ont disparu, et avec elles une temporalité qui d'implacable est devenue quasiment tiers-mondiste. C'est la base matérielle du roman qui a sombré dans l'invraisemblable, entraînant le reste à sa suite: par les temps qui courent, VOUS vous partageriez allègrement d'un coup d'aile ou de TGV entre Rome et Paris, rentré à temps pour surveiller les devoirs des enfants entre deux e-mails (à condition d'avoir accepté une reconversion en informarique). Pourtant, comme ils sont fascinants, ces destins qui se croisent... ce livre, qui avait suscité en son temps des enthousiasmes, des répulsions et des effets de mode que nous comprenons mal désormais, sortira sans doute un jour du purgaatoire.Il mérite en tout cas mieux que d'être un vague témoin des moeurs ferroviaires dans les "early sixties" ou une simple curiosité de la littérature romanesque...
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