Gens de Dublin | 
| Auteurs: James Joyce, Yva Fernandez, Hélène Du Pasquier, Jacques-paul Reynaud Créateurs: James Joyce, Yva Fernandez, Hélène Du Pasquier, Jacques-paul Reynaud, Valéry Larbaud Éditeur: Pocket
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Média: Poche Pages: 247 Poids (kg): 0.3 Dimension (cm): 6.7 x 3.9 x 0.4
ISBN: 2266026720 EAN: 9782266026727 ASIN: 2266026720
Date de publication: Août 27, 2005 Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés Expédition: Livraison internationale disponible
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| Commentaires des clients:
Adieu à Dublin Février 12, 2004 13 sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
Disons-le tout de suite, "Gens de Dublin" est une mauvaise traduction pour "Dubliners": on s'attend à une évocation un peu triste, un peu mélancolique. Or c'est là que le piège risque de se refermer sur le lecteur inattentif: car les quinze nouvelles qui composent ce recueil nous montrent en effet des gens ternes menant des vies qui ne le sont pas moins, non exemptes de violence, de bassesse ni de vulgarité, dans une ville paralysée et paralysante. On croit lire du Maupassant avec le talent en plus, mais dans ce registre du court récit réaliste, Tchékhov serait incomparablement supérieur à Joyce. La vérité, c'est que chaque nouvelle est contruite en fonction d'une "épiphanie", toujours exprimée dans la dernière phrase. L'épiphanie, c'est la mise en évidence de l'absurde, la manifestation sentencieuse du fait que l'ordre social est intangible, et que, sauf à tomber dans la déchéance ou le ridicule, mieux vaut prendre conscience que la vie est ailleurs. Une des plus émouvantes nouvelles, Ivy Day, montre que depuis la mort de grand homme d'Etat Parnell la possibilité d'une issue politique est elle aussi bloquée. Il n'est pas inintéressant de voir que si les premières nouvelles ont été écrites à Dublin, Joyce a dirigé la publication du recueil de l'étranger, ayant fui pour toujours ce pays auquel l'unissait une relation amour-haine sans équivalent dans toute la littérature.
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