Hiroshima mon amour | 
| Auteur: Marguerite Duras Créateur: Marguerite Duras Éditeur: Gallimard
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Média: Poche Pages: 155 Poids (kg): 0.3 Dimension (cm): 6.9 x 4.3 x 0.6
ISBN: 2070360091 Code Décimal Dewey: 813 EAN: 9782070360093 ASIN: 2070360091
Date de publication: Janvier 18, 1972 Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés Expédition: Livraison internationale disponible Condition: Edition FOLIO de 1984, Pliures sur la tranche, Envoi sous enveloppe bulles
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Amazon.fr Au cours du tournage d'une coproduction sur la paix, une comédienne française noue une relation éphémère mais passionnée avec un Japonais. Sur cette mince intrigue, Duras est chargée par Alain Resnais d'élaborer le scénario et les dialogues d'un film, Hiroshima mon amour, titre étrange et poétique malgré la référence évidente aux atrocités de la guerre. Avec un art de l'ellipse parfaitement maîtrisé, Duras orchestre une danse sensuelle entre deux personnages qui luttent contre le temps. Lui refuse d'admettre que les atrocités d'Hiroshima ont eu lieu, Elle se tait sur son passé ; pourtant, ces fantômes ressurgissent en fragments, lambeaux d'un passé qui se superposent au moment présent. Les corps des amants se confondent peu à peu et Hiroshima se fond dans Nevers, cadre de la jeunesse de l'actrice marquée par l'opprobre parce qu'elle a aimé un jeune Allemand durant la guerre. Les gros plans sur les corps amoureux sont entrecoupés de scènes de foule et de détails d'une crudité sordide, comme si l'horreur devait, elle aussi et malgré tous les films sur la paix, lutter contre le déni pour se faire entendre. --Sana Tang-Léopold Wauters
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| Commentaires des clients:
Probablement le plus grand film de toute l'histoire du cinéma ! Octobre 3, 2008 1 sur 1 ont trouvé ce commentaire utile
Véritable bombe cinématographique éclatant lors du festival de Cannes 1959 dans la stupeur générale, HIROSHIMA MON AMOUR a marqué profondément le cinéma à l'échelle de la planète, à l'instar d' A bout de souffle et des 400 coups sortis la même année, mais d'une manière plus durable que ces deux derniers. Le film connut cependant une sortie plutôt houleuse puisqu'il fut déprogrammé de la sélection officielle du festival afin de ne pas risquer de créer un incident diplomatique avec la délégation des USA, tant il rappelait avec pertinence et audace la barbarie qu'avait commise la perfide Amérique en lâchant deux bombes atomiques sur les populations civiles de deux villes japonaises. Etant donc à l'origine surtout perçu comme un manifeste courageux dénonçant l'une des plus terribles tragédies de l'histoire de l'humanité ce premier long métrage de l'incontournable Alain Resnais symbolise surtout de nos jours la modernité cinématographique aux yeux de la majeure partie des cinéphiles et de la presse. Un virage esthétique, littéraire et pictural inégalé depuis 1959, manifeste incandescent et lyrique proposant une magnifique méditation sur le destin, le temps qui s'écoule, la mémoire, et le fait d'être au monde. Aussi sur la vie passée qu'il ne faut jamais exclure de la vie présente même si c'est douloureux, sans quoi nous ne pouvons pas comprendre ni appréhender les évènements de notre existence. L'une des nombreuses surprises du film réside dans le fait qu'il donne l'impression, de part sa modernité sidérante, d'avoir été tourné l'an dernier et de ne pas être concerné par le temps qui passe malgré ses 49 ans d'âge, le concept de la temporalité et de l'érosion du souvenir restant d'ailleurs parmi les sujets principaux du scénario. L'un des autres thèmes majeurs reste le travail de deuil , au plan individuel ou à l'échelle d'une nation, dans un chassé-croisé thématique entre le poème la fiction et le documentaire. Soulignons aussi la mise en scène sophistiquée et insolite, les images et dialogues d'une beauté et d'une élégance hors du commun, le montage digne du plus minutieux travail d'orfèvre, le mélange savant et audacieux de musique et de richesse picturale, le style éclaté et fragmentaire s'autorisant des audaces narratives (40 années avant David Lynch et Wim Wenders !) et enfin le jeu des comédiens d'une profondeur et d'une justesse rares : Eiji Okada, acteur japonais d'une grande prestance et à la voix émouvante, face à lui la lumineuse et gracile Emmanuelle Riva dans un premier rôle qui la marquera à vie. Sans oublier la collaboration inédite entre Resnais, réalisateur inspiré, et Marguerite Duras, écrivain majeur à la singularité irremplaçable qui pourtant fut envahie par le doute et tétanisée au commencement du projet, d'ou la première phrase du script clamée par Okada, le fameux Tu n'as rien vu à Hiroshima sonnant comme le propre aveux initial d'impuissance de la romancière. A noter qu'il faut préférer à cette version DVD la sublime édition collector proposée par ArteVidéo qui reste le support de référence: image et son restaurés, bonus très nombreux et passionnants, livret comportant des document inédits. Je tiens à conclure mon commentaire avec ces quelques extraits des critiques de l'époque : Une oeuvre admirable, pure, hors de toute comparaison (Paris-Presse). Un film qui exprime les angoisses et les espoirs de notre époque (L'Humanité). Marguerite Duras et Alain Resnais nous donnent le premier témoignage cinématographique d'une femme de notre époque sur l'amour (Le Figaro Littéraire). Un film brûlant, intemporel, une histoire d'amour et d'éternité (Télérama). Alain Resnais s'affirme le plus grand cinéaste français depuis Renoir (Témoignage Chrétien). Quel cinéaste peut-il être considéré comme génial ? Je vais vous dire son nom, car il existe, c'est Alain Resnais qui, avec Hiroshima Mon Amour, vient de se révéler l'égal de notre père à tous : Jean Renoir (François Truffaut pour Les cahiers du Cinéma). On est subjugué, fasciné, bouleversé par tant d'émotion et de modernité (Le Parisien Libéré). Le plus déchirant, le plus inoubliable hymne à l'amour qu'il m'ait été donné de voir (Combat).
Un drame collectif face à une histoire singulière Avril 2, 2007 9 sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
L'histoire se déroule donc à Hiroshima à la fin des années cinquante alors que s'y achève un film sur la paix. La veille de son retour en France, une actrice française fait la connaissance d'un Japonais avec lequel elle va nouer une brève histoire d'amour. Une relation adultère éphémère que l'on va suivre de bout en bout sur fond de tragédie. Assez vite, s'installe entre eux une certaine disparité. De son côté, elle semble froide et détachée de cette relation alors que lui voudrait se rapprocher un peu plus d'elle. Il perçoit alors les stigmates d'une souffrance qu'il va tenter de percer. Ainsi la mémoire resurgit, par bribes, encouragée par les questions du Japonais. Petit à petit elle va exorciser une ancienne histoire amoureuse, cause de ses blessures, vécue durant la seconde guerre mondiale dans sa ville, Nevers. L'auteure oppose ainsi l'histoire d'Hiroshima et sa tragédie humanitaire à celle de Nevers à caractère personnel. Mais bien que ne relevant absolument pas de la même échelle de comparaison, elles ont en commun un profond traumatisme et d'incommensurables souffrances dont il faut parvenir à faire le deuil. Comme souvent chez l'auteure même dans ses romans, l'écriture est essentiellement ponctuée de dialogues courts, bruts et allusifs qui reposent donc sur la suggestion. C'est tout le travail d'extrême précision de Marguerite Duras. Et par cette culture du non-dit, elle frappe à nouveau on ne peut plus juste avec ce potentiel qui peut être profondément perturbant.
Un livre? ah bon... Avril 27, 2005 4 sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
J'ai été très déçu par ce livre, enfin livre... c'est en fait ça le problème : ce n'est pas un livre. Ceci n'est que le récit d'un film, certes le thème, les interrogations des personnages et la dimension dramatique que donne la ville d'Hiroshima sont belles et touchantes mais un livre n'est il pas un récit auquel on assimile des images, des sensations et des souvenirs? En tout cas ici vous n'aurez pas à faire marcher vos neurones, l'auteur l'a fait pour vous.Tout est défini, des attitudes au cadre, même la plus belle des descriptions ne s'impose pas à vous de cette manière. Pour conclure n'achetez pas le livre c'est inutile mais économisez pour vous acheter la vidéo...
Scénario d'un film mythique Octobre 29, 2002 6 sur 18 ont trouvé ce commentaire utile
Qui ne connait pas au moins le titre de ce livre? Il est bien sur plus connu parce qu'il est du à un film d'Alain Resnais dont Marguerite Duras a écris le scénario, le dialogue et les commentaires. L'histoire se déroule pas longtemps apres la seconde guerre mondiale, à Hiroshima. Une jeune infirmière francaise tombe amoureuse d'un japonais. Un amour impossible que les interrogations de l'héroine rendent magnifique.
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