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Le choix de la défaite : Les élites françaises dans les années 1930

Le choix de la défaite : Les élites françaises dans les années 1930
Auteur: Annie Lacroix-riz
Créateur: Annie Lacroix-riz
Éditeur: Armand Colin

Prix de liste: EUR 36,00
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Évaluation moyenne des clients: 3.5 sur 5 étoiles 5 commentaires
Classement parmi les ventes: 31768

Média: Broché
Nombre d'articles: 1
Pages: 671
Poids (kg): 2.3
Dimension (cm): 9.4 x 6.3 x 1.6

ISBN: 2200267843
Code Décimal Dewey: 940.5'2'08621
EAN: 9782200267841
ASIN: 2200267843

Date de publication: Avril 27, 2006
Expédition: Éligible pour une livraison à rabais
Disponibilité: Habituellement expédié sous 24 h

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Commentaires des clients:

3 sur 5 étoiles Excellent fond documentaire, idéologie dépassée!   Novembre 1, 2007
 9 sur 15 ont trouvé ce commentaire utile

Ce livre n'est à conserver que pour l'excellence de son fond documentaire et les sources citées qui permettent, à un chercheur, d'approfondir les recherches menées par l'auteur sans par ailleurs en cautionner en totalité la thèse.
En revanche, rédigé parfois de façon bâclée ce livre a de plus quelques relents d'une idéologie qui a fait les preuves, dans l'histoire, de sa compromission avec les nazis ( jusqu'en 1941!) et de son échec économique, moral et social.



1 sur 5 étoiles Histoire ou regrets idéologiques   Août 23, 2007
 18 sur 32 ont trouvé ce commentaire utile

Quel dommage qu'autant d'érudition et de travail de recherche soient détournés par la constance d'une idéologie marxiste, aujourd'hui aussi dépassée que réactionnaire.
Ce livre est dans la lignée de beaucoup d'autres, hélas, qui laissent percer les regrets que l'entre deux guerres ait empêché l'avènement d'une société socialiste.
C'est aussi ignorer les faits.
Sans doute ce qui se passait en URSS (de Lénine à Staline) ne donnait-il pas envie aux démocraties occidentales de joindre le mouvement (Lire à ce sujet la très belle thèse de Courtois).
L'évocation de la Guerre d'Espagne pourrait être hilarante si elle n'était aussi triste. Qui donc a massacré les anarchistes de Barcelone ? et l'attitude de Staline a-t-elle été plus claire et honnête que celle d'Hitler. ( Lire le livre de Anthony Beevor).
Tous les poncifs de gauche y passent, même (ô surprise !) certains d'extrême droite comme le Complot, les 200 familles... chers à Beau de Loménie et à H.Coston.
Certes nous n'avions pas besoin de ce nième ouvrage pour savoir qu'un certain patronat préférait, entre deux maux, Hitler à Staline. Le livre n'apporte que des détails assez peu importants sur ce sujet qui, quatre vingt ans plus tard, mérite un peu plus d'altitude et de réflexion.
Mais le patronat n'était pas seul à aeuvrer pour le pacifisme et il est regrettable que l'auteur fasse l'impasse sur la position des syndicats et des partis du Front Populaire (mais aussi de notre allié anglais !) contre le réarmement du pays et bien sur contre l'armée...
Evidement on égratigne au passage l'Eglise Catholique et le Cardinal Pacelli, futur Pie XII, rejoignant en cela les thèses américaines farfelues et mensongères des dernières années (Lire Dalin, Pie XII et les Juifs).
Le livre devient grotesque par ses incessantes contradictions : Weygand est l'homme des trusts, donc d'Hitler et du Complot mais il a tord de préparer la guerre contre les Germano-Russes...
La droite trahit mais quid de Thorez qui déserte, du PCF qui appelle les soldats à faire de même avant de demander à l'armée d'occupation allemande l'autorisation de faire reparaître l'Humanité. A la même époque d'Estienne d'Orves, un officier Action française est fusillé par l'occupant !
De La Roque est pro allemand et c'est sans doute pour le remercier que les nazis le feront mourir dans un de leurs camps.
Evidement dés 1931 le vainqueur de Verdun et le meilleur des Français , selon Léon Blum, préparait avec Laval un coup d'état... C'est ignorer le mépris, la méfiance et l'inimitié que le premier a toujours porté au second.
En fait pour l'auteur, comme hélas pour beaucoup d'autres intellectuels français de gauche, bornés jusqu'à l'ignorance ou la désinformation, on ne pouvait être, entre les deux guerres, que nazis ou communistes comme pendant la Résistance, on ne pouvait être que gaulliste ou marxiste.
Que tout cela est réducteur.
Non, Madame, il y avait aussi la place pour être simplement Français et républicain.
Quelle tristesse que l'auteur ait la charge magnifique d'éclairer les jeunes et de perpétuer ainsi des mensonges d'une autre époque que l'on pourrait espérer révolue.



5 sur 5 étoiles Pas mal à la France?   Août 21, 2006
 11 sur 25 ont trouvé ce commentaire utile

Voilà un livre qui prouve scientifiquement que la france des années 30 s' est vendue à la bête immonde.Par extension on ne peut que faire des parallèles avec le monde actuel : on peut se demander si ce sont vraiment les gentils qui ont gagné la guerre froide et ce qu' il en est des idéologies qui prônent une main d' oeuvre bon marché.
L' ouvrage d' A. Lacroix-Riz nous montre les racines de maux qui rongent toujours notre monde et nous montre que dès les années 30 la seule idologie occidentale était le business.



3 sur 5 étoiles Un travail baclé   Juillet 19, 2006
 35 sur 52 ont trouvé ce commentaire utile

Si ce livre est d'une richesse exceptionnelle pour les archives qu'il contient, elle est gaspillé par le travail bâclé de son écriture et de sa mise en page. On ne parvient pas à faire la différence entre les citations de rapports des RG et le texte de l'auteur. A. Colin nous avait habitué à des livres mieux présentés: à une écriture lourde de l'auteur l'éditeur ajoute une présentation dense qui rend l'ouvrage d'autant plus indigeste. Lire l'introduction est à soi seul une épreuve et il faut s'y reprendre à plusieurs fois pour comprendre ou veut en venir l'auteur.
Quant au fond, l'auteur est une communiste des années 50. Sa théorie du complot ne tient pas, pas plus pour celui du grand capital ayant porté Hitler au pouvoir (ce qui était la thèse de l'Internationale communiste en 1934, jusqu'à... la signature du Pacte germano-soviétique) qui est amplement réfutée par l'historiographie contemporaine. Certes, l'auteur nous montre que le choix de la défaite à des racines beaucoup plus profondes que la revanche face au Front populaire et qu'il avait déjà été fait bien avant, ce qui est une des contributions les plus intéressantes du livre (avec une mystérieuse tentative de pustch de Lyautey en Alsace à laquelle on ne comprend rien).
Rien, bien sûr, sur la responsabilité du Parti communiste dans le pacifisme et le défaitisme. C'est l'histoire telle qu'on me l'enseignait quand je préparais l'agreg, dans les conférences de l'Institut Maurice Thorez!
Rien sur de Gaulle: on trouve une occurrence dans l'index à "Gaulle (de)", ce qui revient à appeler de Gaulle comme le faisait Giraud, l'homme des Américains à Alger, qui lui attribuait une particule nobiliaire... tous les moyens sont bons!
Si ce livre doit bien sûr figurer dans une bibliothèque historique par la richesse de ses archives et de sa documentation, il ne permettra sûrement pas, à lui seul, de comprendre pourquoi les premiers résistants sont venus de la droite, et certains de la Cagoule, alors que le PCF négociait la reparution de l'Humanité avec la Kommandantur de Paris au nom du pacifisme (ce devait déjà être le début de la "gauche plurielle" car il se retrouvait là avec un leader socialiste, pacifiste labellisé par les Allemands: Robert Jospin).
L'idéologie, décidément, ne peut faire bon ménage avec le travail d'historien!



5 sur 5 étoiles indispensable !   Avril 20, 2006
 23 sur 43 ont trouvé ce commentaire utile

Annie Lacroix-Riz, historienne rigoureuse dont chaque affirmation est étayée par nombre d'archives originales, avait déjà éclairé la position des élites industrielles et bancaires pendant la 2e guerre mondiale, s'est penchée ici sur les élites françaises dans les années 1930.
Amateurs des propos consensuels tournez votre chemin, dans "Industriels et banquiers sous l'occupation" Annie Lacroix-Riz avait révélé, entre autres, le rôle d'entreprises françaises dans la fabrication du Zyklon B (gaz utilisé par les nazis dans les chambres à gaz).
Dans celui-ci, elle éclaire au scalpel le rôle des dirigeants français dans la préparation de la défaite que Marc Bloch qualifiait d' étrange en 1940. Annie Lacroix-Riz la montre choisie . Une Synarchie, si mythique qu'elle en identifie les membres et le rôle jusque dans les plus hautes sphère de l'Etat de la 3e république... Une Espagne et une Tchécoslovaquie abandonnées délibérément, lâchement, et étranglées par cette France même qui se disait leur alliée...
...et tant d'autres événements si important de cette période qui mène à la seconde guerre mondiale qui rend Le choix de la défaite indispensable et incontournable pour quiconque souhaite comprendre l'histoire du 20e siècle.




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