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 Rubrique:  Accueil » actualité » Seconde Guerre mondiale » Journal 1942-1944 : Suivi de Hélène Berr, une vie confisquée  
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Journal 1942-1944 : Suivi de Hélène Berr, une vie confisquée

Journal 1942-1944 : Suivi de Hélène Berr, une vie confisquée
Auteur: Hélène Berr
Créateurs: Mariette Job, Hélène Berr, Patrick Modiano
Éditeur: Tallandier

Prix de liste: EUR 20,00
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Évaluation moyenne des clients: 4.0 sur 5 étoiles 8 commentaires
Classement parmi les ventes: 9037

Média: Broché
Pages: 300
Poids (kg): 0.9
Dimension (cm): 8.6 x 5.8 x 1

ISBN: 2847345000
EAN: 9782847345001
ASIN: 2847345000

Date de publication: Décembre 27, 2007
Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés
Expédition: Livraison internationale disponible
Condition: ENVOI RAPIDE,

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Commentaires des clients:   Lire 3 autres commentaires...

4 sur 5 étoiles Document hors pair et "acte de survie" d une période de honte   Juin 13, 2008
Ce Journal est "un acte de survie". Il s ouvre sur Paris en fête le 7 avril 1942. Pour cette jeune agrégative mélomane et violoniste, passionnée de littérature anglaise et de poésie, cette première page décrit une journée illuminée de soleil et de ciel bleu grâce à une dédicace que le vieux poète Paul Valéry a écrit pour elle sur l un de ses livres.
Mais l inquiétude et le pressentiment planent dès les premières lignes. Ils règneront bientôt en maîtres, quand le port de l étoile jaune sera obligatoire à partir du 29 mai 1942. Dès lors, Hélène Berr devra subir le regard que l on porte sur elle. Les événements s accélèreront après la rafle du Vel d Hiv. Ce ne sera que dénonciations, arrestations, déportations et traques.

Hélène Berr écrit pour que l on sache. Elle écrit pour elle et son fiancé. Elle écrit pour que l on retienne le nom de ses amis et relations. Elle écrit surtout pour consigner les faits saillants ou non afin de porter témoignage, afin qu on se souvienne.

Document hors pair, ce Journal transmet à tous lecteurs "la mémoire de ceux dont les mots ont été anéantis"(Mariette Job).



5 sur 5 étoiles nuages noirs   Peuvent 26, 2008
Le journal de Hélène Berr est un témoignage indispensable pour comprendre l'oppression la menace allemande pendant la seconde guerre mondiale vu à travers le regard sensible d'une jeune fille en fleurs. Au début en ce printemps 1942 tout est inondé de joie et de lumière, " j'ai retrouvé les sensations de l'été dernier fraîches et neuves(...) le foudroiment de lumière qui émane du potager(...) le parfum subtil des buis en fleurs, le bourdonnement des abeilles, l'apparition soudaine d'un vol de papillon un peu îvre". Ces pages d'une innoncence et d'une tendresse infinie, Hélène est amoureuse de ce garçon aux yeux gris, me font penser à l'écriture de Colette ou celle de Virginai Woolf. Hélène Berr était agrégative d'anglais.Quelque chose commence de basculer le 8 juin 1942, pour le première fois elle devra porter l'étoile jaune. L'urgence la rend sensible à une réalité de plus en plus tangible.Elle sait par son père ce qu'a été le quotidien à Drancy, les crimes en France, les camps déportation. . La rafle du Vel du Vel d'Hyv et son cortège d'horreurs, une famille se suicide, ou telle autre séparée entre enfants et parents. Hélène Berr croit en la beauté du monde elle a foi en la littérarure mais l'angoisse et la peur enveloppe la jeune fille comme une hirondelle gelée qui ne peut plus voler.


4 sur 5 étoiles Mémoire et respect   Avril 11, 2008
 4 sur 4 ont trouvé ce commentaire utile

Hélène Berr a commencé à écrire son journal le 7 avril 1942. Jeune fille française de bonne famille, de bon milieu, étudiante brillante, elle vit à Paris chez ses parents et partage ses journées entre cours à l'université, musique, visites et goûters chez les amis.

Mais être française, jeune, sage ne la protègera pas.

Hélène Berr sera déportée à Auchwitz puis Drancy en 1944 et mourra en 1945, peu de temps avant la libération du camp.



Au départ spectatrice des rafles qui ne portent que sur les Juifs étrangers, Hélène raconte, constate, témoigne. Sans jamais se départir de sa jeunesse, de son regard encore innocent sur Paris, la lumière, le printemps. Le ton est parfois monotone, évidemment. La vie d'Hélène est somme toute assez banale, sage, linéaire. Elle porte cependant un regard lucide sur la montée du nazisme, les informations qui parviennent lentement, mais effroyablement, des camps. Lentement, mais surement, elle ouvre les yeux. La poésie des débuts disparaît au fur et à mesure qu'elle prend conscience de l'horreur et de l'infâmie. La peur s'installe juqu'à sa déportation.

Lire ce livre est sans doute un devoir de mémoire, de respect.



3 sur 5 étoiles Quotidien d'une jeune juive dans le Paris occupé   Janvier 23, 2008
 11 sur 13 ont trouvé ce commentaire utile

Hélène à 21 ans, elle vit à Paris, fait de brillantes études, aime la littérature, mais nous sommes en 1942 et elle est juive. Nous vivons ainsi jour après jour les lois anti-juives qui apparaissent discrètement, pour s'imposer régulièrement, les premières arrestations, les rumeurs d'internements, puis d'autres encore... L'intérêt du livre n'est pas de nous apprendre des choses nouvelles, car l'on sait à peu près tout de cette période ; non, nous sommes juste près de cette jeune fille, à ses côtés lorsqu'elle sort pour la première fois dans la rue avec l'etoile jaune, dans ce train ou on lui demande d'aller dans le dernier wagon, et nous vivons près d'elle son cercle de connaissance disparaitre peu à peu, arrêté, déporté, disparu... L'horreur guette, s'infiltre partout, et pourtant Hélène Berr ne fuira pas, malgré la certitude que bientôt, des poings viendront frapper à sa porte pour l'ultime voyage... Alors certes, il s'agit là d'un témoignage parmi tant d'autres sur cette période, au demeurant il y a dans ces pages une vie, un drame et un destin brisé, ce qui en fait un témoignage de plus, et tant mieux pour la mémoire collective.


5 sur 5 étoiles Aucune hésitation   Janvier 21, 2008
 10 sur 11 ont trouvé ce commentaire utile

C'est un bouleversant témoignage que l'on découvre dans l'intimité de ce journal ou évènements et états d'âme, exprimés avec talent, nous donnent toute la mesure du déni, de l'humiliation, de l'horreur en somme à quoi un être humain peut être confronté... Rien de misérabiliste pour autant surtout quand on découvre, mêlé à l'innommable, autant de poésie et de propension, chez son auteur, à goûter la vie avec un tel appétit !
MA




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