Si c'est un homme | 
| Auteur: Primo Levi Créateur: Primo Levi Éditeur: Pocket
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Évaluation moyenne des clients: 41 commentaires Classement parmi les ventes: 147
Média: Poche Pages: 213 Poids (kg): 0.3 Dimension (cm): 6.7 x 4.3 x 0.6
ISBN: 2266022504 Code Décimal Dewey: 858'.914 EAN: 9782266022507 ASIN: 2266022504
Date de publication: Janvier 1, 1988 Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés Condition: livre un peu corné
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Amazon.fr Ce livre est sans conteste l'un des témoignages les plus bouleversants sur l'expérience indicible des camps d'extermination. Primo Levi y décrit la folie meurtrière du nazisme qui culmine dans la négation de l'appartenance des juifs à l'humanité. Le passage ou l'auteur décrit le regard de ce dignitaire nazi qui lui parle sans le voir, comme s'il était transparent et n'existait pas en tant qu'homme, figure parmi les pages qui font le mieux comprendre que l'holocauste a d'abord été une négation de l'humain en l'autre. Si rien ne prédisposait l'ingénieur chimiste qu'était Primo Levi à écrire, son témoignage est pourtant devenu un livre qu'il importe à chaque membre de l'espèce humaine d'avoir lu pour que la nuit et le brouillard de l'oubli ne recouvrent pas à tout jamais le souvenir de l'innommable, pour que jamais plus la question de savoir "si c'est un homme" ne se pose. De ce devoir de mémoire, l'auteur s'est acquitté avant de mettre fin à ses jours, tant il semble difficile de vivre hanté par les fantômes de ces corps martyrisés et de ces voix étouffées. --Paul Klein
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| Commentaires des clients: Lire 36 autres commentaires...
Grandiose Août 26, 2008 Je pense qu'il faut quand même attendre d'avoir un certain âge (ou une certaine maturité) pour vraiment saisir toutes les dimensions de ce livre. Pour ma part, je pense qu'il me sera utile de relire au fil de ma vie ce livre, d'une profondeur inimaginable. Etant juif et ayant un héritage culturel assez important, ce livre me parle et m'apporte un témoignage fort sur ce qu'une partie de ma famille à pu vivre.
POUR TOUS ABSOLUMENT Mars 10, 2008 1 sur 1 ont trouvé ce commentaire utile
A la lecture des précédents commentaires, j'apprends que c'est au programme de 1e ! Pourquoi pas plus tôt ? Dès la 6e ce serait mieux en appui du cours d'histoire, ou à proposer à la bibliothèque du collège ...Un témoignage poignant profondément humain qui nous fait ressentir comment la plus misérable matière (les "chaussettes russes", la ration de pain,le fond de la marmite de soupe infâme plutôt que les premières louches)était un combat. Le plus petit souffle du coeur et de l'esprit vacille sous la brutalité mais perdure au-delà de l'horreur.
inoubliable Mars 7, 2008 2 sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
Que dire? C'est le seul livre qui m'aie fait pleurer. Je crois que tout être humain devrait lire ce témoignage.
Unique en son genre Février 22, 2008 2 sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
je l'ai lu à 20 ans et j'ai mis du temps à m'en remettre, pureté du style, témoignage poignant, un des livres majeurs du 20ème siècle!!!
N'oubliez pas que cela fut Janvier 26, 2008 2 sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
Etudié à l'école. Lu, vu et revu dans d'innombrables fictions et documentaires, je pensais "connaitre" la Seconde Guerre Mondiale, les camps, l'extermination. Je pensais avoir compris et perçu l'horreur. Alors, j'ai longtemps hésité avant de lire ce livre. A quoi bon... Encore...
Mais, la lecture de ce témoignagne est une expérience unique, d'une force inégalée, indispensable.
Sans doute, sa puissance vient du fait que comme l'a expliqué Primo Levi, il a "délibérément recourru au langage sobre et posé du témoin plutôt qu'au pathétique de la victime ou à la véhémence du vengeur". Il décrit le froid et la faim qui blessent, écorchent, entaillent, tanspercent le corps et l'âme. La faim qui obsède et dont la douleur est telle qu'elle devient indicible. "ce que nous appelons faim ne correspond en rien à la sensation qu'on peut avoir quand on a sauté un repas, de même notre façon d'avoir froid mériterait un nom particulier. Nous disons "faim", nous disons "fatigue", "peur" et "douleur", nous disons "hiver", et en disant cela nous disons autre chose, des choses que ne peuvent exprimer les mots libres, créés par et pour des hommes libres, qui vivent dans leur maison et connaissent la joie et la peine." Primo Levi décrit l'implacable solitude de l'être humain dont l'humanité est bafouée. Sa lutte de chaque instant pour survivre malgré la souffrance, malgré la perte de sens et de répères, malgré la violence répétée et insensée. Que reste-t-il de l'homme quand il est nu et anonyme ? Une âpre douleur - incommensurable - et une indéfectible lueur.
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