Français, n'ayez pas peur du libéralisme | 
| Auteur: Pascal Salin Créateur: Pascal Salin Éditeur: Odile Jacob
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Média: Broché Nombre d'articles: 1 Pages: 285 Poids (kg): 0.6 Dimension (cm): 8 x 5.5 x 1
ISBN: 273811962X Code Décimal Dewey: 330.122 EAN: 9782738119629 ASIN: 273811962X
Date de publication: Mars 29, 2007 Disponibilité: Expédition sous 1 à 2 jours ouvrés Expédition: Livraison internationale disponible Condition: ENVOI RAPIDE ET SOIGNE AVEC CADEAU SURPRISE
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Salin, le bonimenteur libéral Octobre 25, 2008 2 sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
Salin tout enfant devait être bercé par sa mère grand pour s'endormir. Entre les contes du chat perché, ceux de Perraud, s'imiscaient sans doute ceux du méchant Etat. Le sommeil était apaisé. Le diable Etat parfois menaçait les tendres bergères, chapons, chaperons, chevrettes, comme les ogres, les pauvres orphelins.
Salin fit des études, confiant dans la vérité (transparence serait le terme plus approprié) de ces contes pour enfants. Le méchant Etat, c'est la méchante reine, celle qui a voulu assassiner la belle Blanche Neige, dont la vitalité n'avait d'égale que l'auto-régulation affirmée des marchés dont les marchés financiers ne sont qu'une expression économique.
Les 30 glorieuses : méchant Etat d'avoir voulu interférer dans le marché pur ! Méchant d'avoir converti des bassins entiers de sous-emplois (crise du textile dans la vallée de la Seine) en bassins industriels de l'automobile et de la chimie ! Méchant Etat d'avoir permis l'essor d'une industrie aéronautique, dont tout le monde est fier aujourd'hui (Airbus) en définissant la région Sud-Ouest - Toulouse comme bassin spécifique, méchant Etat d'avoir encouragé l'essor de l'informatique et des télécommunications en Bretagne ! Méchant de Gaulle ! Méchant commissariat au Plan ! Méchant !
Le gentil Salin nous propose le libéralisme pour cautériser les plaies et douleurs que je viens, partiellement, de décrire. Ah oui, il y avait aussi l'inflation ! Méchante inflation qui a permis aux 7 nains d'acheter leurs maisons ! Le gentil Salin aurait tant aimé que par "l'auto-régulation" des marchés, nos 7 nains soient expatriés et logés comme les ouvriers chinois, dans une même casemate.
L'État n'a aucune justification morale ni scientifique, mais (...) constitue le pur produit de l'émergence de la violence dans les sociétés humaines. (citation de "Libéralisme", ouvrage que j'ai commenté).
Puisque l'Etat est méchant, il faut le combattre par tous les moyens que nous donne l'humanisme du libéralisme.
Voyez la confession du chattemite Salin :
"Il y a malheureusement bien longtemps qu'il ne suffit plus de procéder par petites touches. La réforme aurait dû être profonde et rapide. Un très grand nombre de pays ont su le faire, avec succès. Mais il faut pour cela des hommes de conviction et non des nomenklaturistes uniquement préoccupés par leur carrière et leurs privilèges. C'est un véritable drame humain que vivent depuis des années un grand nombre de Français, non seulement ceux qui voudraient travailler et qui se retrouvent au chômage, mais aussi ceux qui ont peur du lendemain et qui n'arrivent pas à cueillir le fruit de leurs immenses efforts ou ceux qui ne peuvent trouver de solution que dans un exil pas forcément désiré. Dans ce drame, la classe dirigeante - qu'elle soit de droite ou de gauche, actuelle ou passée - porte une immense responsabilité. En fait, il serait sans doute plus exact de dire qu'elle est non seulement par nature irresponsable, mais qu'elle est moralement coupable. Elle est coupable d'avoir tué l'espoir, l'espoir de tous ces hommes et de toutes ces femmes qui, malgré leurs talents, leur courage, leur ardeur au travail, leur capacité à imaginer le futur, sont victimes d'une réglementation paralysante, d'une fiscalité profondément spoliatrice. Il est temps que tous ces hommes et toutes ces femmes fassent comprendre aux membres d'une classe politique et administrative qui les ignore et qui les brime que leur faillite n'est pas seulement économique, mais qu'elle est morale, et qu'il n'existe en conséquence aucun espoir de relance économique aussi longtemps qu'on n'aura pas rendu aux citoyens le droit naturel de décider pour eux-mêmes."
En clair, le libéralisme, ce n'est pas ce que nous vivons ! Nous sommes sous la dictature des syndicats, d'indigents professeurs d'économie (rengaine reprise à satiété par le funeste Alain Minc dans Le Crépuscules des petits dieux) et d'un social-démocratisme idiot ...
Le gentil Salin pense qu'aujourd'hui la crise des marchés financiers provient du ... trop de régulations, du trop d'Etat. Il propose d'accroître l'épargne, forcée, des fonds de retraite par capitalisation qui selon ce blanche-neigeux réglerait la crise de la liquidité ! Quelle candeur ! Ne trouvez-vous pas Madame, que Pascal Salin, avec ses joues rebondies, est amusant ?
Un marché sans règles publiques fonctionne mieux qu'un marché réglementé. (entretien avec le site Euro 92)
Pascal Salin veut un libéralisme pur, éthéré qui permettrait aux idées de s'échanger sans commerce de l'Homme. Il est resté aux impressions primaires, infantiles, des contes pour enfants. Il a grandi. Il est professeur d'université. Mais cela ne change rien à son esprit. Il nous veut le bonheur de la misère libérale : capitalisme boursier, ouvertures des frontières, "concurrence libre et non faussée" (quel gag ce TCE !), externalisation des emplois industriels (à une époque, les analystes financiers employaient le qualificatif d'offshore pour cela, comme si la suppression d'usines en France et la liquidation des emplois, pour se tourner vers une main d'oeuvre bien moins chère, source de nouveaux profits, était comme de percer un nouveau puits de pétrole), le chômage, l'augmentation conséquente des dépenses publiques et la baisse des recettes, l'augmentation des importations (substitution des productions délocalisées), la ruine de l'Etat (prophétie auto-réalisatrice).
Misère de misère ! Renvoyons cet enfantin à ces doux rêves :
Le libéralisme est la seule idéologie réaliste. Elle repose sur une vision correcte de la société humaine dans sa diversité. (entretien de Salin dans Trends).
Français, n'ayez pas peur ... de rire ... du libéralisme ! et d'envoyer promener Salin c.. par dessus tête.
Le libéralisme est-il une nouvelle utopie ? Octobre 20, 2007 7 sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
Un livre d'une exceptionnelle clarté, écrit par un économiste dont la pensée décapante ignore les idées reçues. Message d'espérance quelque peu utopique, non pas en raison de l'irréalisme des principes et méthodes enseignées, mais compte tenu du point ou est parvenue la France, et bien d'autres pays, dans leur marche vers un collectivisme qui s'ignore le plus souvent. Il y est pourtant démontré, une fois de plus et avec brio, que l'économie est porteuse du social, dans le sens ou la création de richesses est indispensable au financement du progrès en tout, et non le contraire.
Est-ce une nouvelle utopie, que celle qui consiste à penser qu'il pourrait être mis fin à la complicité de politiques et de fonctionnaires de toutes tendances dans la spoliation des actifs, et dont le pouvoir dans l'État repose sur la démagogie pratiquées à l'égard de citoyens trompés, dont l'ignorance n'a dégal que celle de maîtres, qui ne devraient être leurs serviteurs ? Peut-être pas, car au mieux, une réaction de simple bons sens, dictée par la nécessité, se traduira par une révolution (pacifique ?) au terme de laquelle les valeurs seront remises en ordre et au pire, lassés d'être spoliés, les actifs fuiront dans de telles proportions que l'économie des pays concernés y perdra le minimum de dynamique nécessaire à leur existence. La fin de l'URSS est riche d'enseignements à ce propos.
Extraits & citations : - Que sont la fiscalité et la règlementation, sinon des atteintes au droit des personnes ? - Toute richesse est nécessairement créée par des efforts humains de travail, d'épargne, d'imagination. - Les socialistes aiment tellement les pauvres qu'ils narrêtent pas d'en créer. - certes on ne leur avait pas appris à l'ENA, que les emplois étaient créés par les entreprises et non par les préfets. - les incantations permettent de se passer de la compréhension de la réalité. . la formation en théorie économique donnée par l'ENA ne contient pas suffisamment d'approfondissement économique pour la plupart de ses étudiants. - des gouvernements d'hommes et femmes sans convictions et dont le credo consiste essentiellement à céder aux injonctions d'une bureaucratie syndicale dont la représentation s'arrête presque aux frontières de la fonction publique. - Les véritables fractures sociales sont, aujourd'hui comme hier, celles qui existent entre d'une part, tous ces hommes et ces femmes, riches ou pauvres, qui travaillent, qui imaginent, qui entreprennent et, d'autre part, ceux qui vivent de transferts et de privilèges ; ce sont celles qui existent entre ces hommes et ces femmes qui gagnent honnêtement leur vie et tous ceux qui s'enrichissent par la corruption ; ce sont celles qui existent entre tous ceux qui respectent la parole donnée dans un contrat privé et ceux qui croient pouvoir oublier leurs promesses parce qu'ils disposent du pouvoir d'État. Le vrai fossé, cest celui qui existe entre une nomenklatura publique, irresponsable et inamovible, et tout ce peuple d'hommes et de femmes actifs qui ont l'angoisse du lendemain : salariés qui risquent de se retrouver au chômage, artisans, petits entrepreneurs suspendus à leurs bilans et menacés par le fisc, travailleurs indépendants dont le sort quotidien dépend de leurs efforts et de leur imagination. - Chaque emploi est créé par des efforts humains. - Parmi les préceptes fondateurs de la société française d'aujourd'hui : Punissons ceux qui travaillent beaucoup, récompensons ceux qui travaillent peu ! - Ce n'est pas la réduction du temps de travail, mais son augmentation ainsi que l'allongement de la vie professionnelle qui permettrait aujourd'hui de résoudre le problème du chômage, de financer la croissance des dépenses de protection sociale et de mieux satisfaire les besoins concrets des individus. - la loi de la majorité est préférable à la loi de la minorité. - Il suffit que les médias, grands spécialistes du larmoyisme social , propulsent un évènement particulier à l'attention des masses pour que se mette en marche la grande machine de la démocratie émotionnelle et compassionnelle. - Il est tout à fait étonnant que l'on parle continuellement d'une crise du capitalisme à partir de quelques exemples comme celui d'Enron , alors quon ne parle pas de crise de l'étatisme , bien que celle-ci soit permanente, profonde, généralisée et de grande ampleur. - Cest par des procédures d'essais et d'erreurs successifs qu'on cherche indéfiniment à améliorer le fonctionnement des organisations privées. Tels est le rôle éminent du marché libre et du capitalisme. - nous ne prétendons pas qu'il faut être égoïste, mais seulement qu'on a le droit de l'être et, respectueux des droits d'autrui, que nous ne devons reprocher à quiconque son égoïsme. Je dois me défendre contre celui qui porte atteinte à mes droits légitimes, mais je n'ai pas à lui reprocher son égoïsme éventuel. - en France, ou la culture de la responsabilité a complètement disparue on croit qu'il suffit de créer une autorité de régulation ou une quelconque haute autorité, meublée par les hôtes habituels de la nomenklatura politique et syndicale, pour résoudre tous les problèmes. - [alors] que nous sommes tous capables, à titre individuel, de distinguer une action libre d'une action forcée cette distinction fondamentale est totalement évacuée de la réflexion économique dominante à notre époque. - La situation fiscale actuelle pousse par ailleurs à l'émigration les plus productifs et les plus innovateurs et elle freine l'immigration des des plus productifs, ce qui réduit d'autant les possibilités de croissance et la création d'emplois rentables. - Ce sont les individus qui créent les richesses, l'État ne fait que les déplacer, au gré des majorités électorales, favorisant les uns aux dépens des autres et détruisant au passage les mécanismes subtils qui permettent aux hommes d'accorder leurs désirs et de faire croître leurs richesses : c'est ainsi que la politique sociale détruit les emplois. - La réduction du temps de travail, telle qu'elle a été pratiquée avec la loi des 35 heures nest rien dautre quun partage du chômage. - Il ne peut pas y avoir dabus dans une société libre, à partir du moment ou les droits sont définis et défendus. - Il faut aider les français à quitter la vision dominante dinspiration marxiste selon laquelle les citoyens seraient membres de classes antagonistes qui lutteraient pour le partage de la richesse, alors quen réalité cest l'État qui avive ces antagonismes en permettant aux citoyens de s'enrichir, non pas par leurs propres efforts de création, mais par leurs efforts pour faire jouer le pouvoir de contrainte de l'État à leur profit. - A propos de lEurope : Construire une supernation aussi oppressive et spoliatrice pour les citoyens que le sont la plupart des nations actuelles, tel est le rêve de bien des politiciens, qui arrivent même à le faire partager à leurs futures victimes.
Rien détonnant à ce que Pascal Salin, tant décrié par une gauche que scandalise des vérités dénonçant ses erreurs, ait du de mal à trouver de réels appuis à droite.
Une bouffée d'oxygène Peuvent 12, 2007 12 sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
C'est livre est un vrai bol d'air frais dans le contexte politique actuel. Non les Français ne doivent pas craindre le libéralisme, le capitalisme,... Dans un style clair, convaincant et compréhensible par tous, Pascal Salin dénonce avec courage cette arrogante exception française qui mène droit à la faillite.
En lisant ce livre, le lecteur ne pourra donc s'empecher d'aspirer à un monde plus juste qui n'est ni celui de Besancennot, ni celui (s'étonnera qui veut) de Nicolas Sarkozy. En résumé, un formidable appel à militer pour une révolution libérale en France.
Un ouvrage excellent Peuvent 9, 2007 11 sur 16 ont trouvé ce commentaire utile
Pascal Salin est un économiste brillant, un auteur talentueux et un homme de fortes convictions et d'une intégrité morale irréprochable. Cet ouvrage représente un ensemble d'arguments très pertinents en faveur d'une rupture profonde avec "le modèle social français" qui est à l'origine de tant de maux. De plus, l'auteur nous montre comment, au cours du temps, la droite française a cessé de promouvoir de vraies réformes et comment elle a commencé à conserver simplement tout ce qui existe. Espérons que Nicolas Sarkozy a bien lu ce livre.
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